C . A . G . E .
Citoyens Anti Gouvernement Envahissant -- Citizens Against Government Encroachment
 

 

 

 

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12 décembre 2006 - Qu’importe si on n’est pas doué pour les études.  Qu’importe que notre situation familiale et financière soit précaire, qu’importe si d’autres raisons personnelles font qu’on est incapable de poursuivre ses études, Papa gouvernement ontarien a décidé qu’on va les poursuivre   au risque de perdre son permis de conduire, celui même qui pourrait permettre à certains de ces jeunes de travailler, de s’occuper d’un parent malade, ou même, disons-le sans avoir honte, de s’amuser.  Dans ce monde où la productivité et la santé du corps sont désormais les seules choses qui importent aux yeux de nos élus, aucune place à la divergence. 

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/12/20061212-203006.html

Les décrocheurs pourraient perdre leur permis de conduire

Les étudiants ontariens du secondaire deviendront les premiers au pays à risquer de perdre leur permis de conduire s'ils désertent les bancs d'école avant l'âge de 18 ans, en vertu d'un projet de loi qui devait être adopté mardi.

La nouvelle loi, qui permettrait de dépouiller de son permis tout étudiant se retrouvant en cour pour non-fréquentation scolaire, envoie un message clair aux jeunes, bien que de récents amendements aient atténué le caractère punitif de la législation, a déclaré le premier ministre Dalton McGuinty.

On dit simplement aux jeunes qu'il n'est plus acceptable, dans une économie fondée sur le savoir, de quitter l'école à 16 ans et de traîner au centre commercial, a ajouté le premier ministre.

Ces changements obligent les jeunes à rester à l'école deux ans de plus qu'ils n'y étaient tenus auparavant, mais on leur permet par ailleurs d'obtenir leur diplôme de différentes façons, notamment au moyen d'une formation d'apprenti ou dans le cadre d'un programme travail-études. Ces crédits devront être reconnus par un directeur d'école secondaire.

Initialement, le projet de loi avait suscité la controverse. Les libéraux voulaient obliger tout étudiant du secondaire à prouver qu'il fréquentait l'école avant d'obtenir un permis de conduire. Le gouvernement a reculé, reconnaissant que cela serait difficile à faire respecter. Maintenant, seule la petite proportion d'étudiants qui se retrouvent devant un tribunal chargé de faire respecter la loi sur l'assiduité scolaire risquent de perdre leur permis.

L'amendement a satisfait certains critiques qui disaient qu'il vaudrait mieux que le gouvernement utilise la carotte plutôt que le bâton pour garder les étudiants en classe plus longtemps. Mais plusieurs disent qu'il faudra davantage qu'une loi pour empêcher les jeunes d'abandonner l'école.

L'objectif du gouvernement est de faire passer le taux de décrochage en Ontario de 30 à 15 pour cent d'ici 2010. En vertu de la nouvelle loi, les étudiants, parents et employeurs qui embaucheraient des étudiants pendant les heures de cours seraient aussi passibles d'amendes pouvant atteindre 1000 $.

Le Nouveau-Brunswick est la seule autre province à obliger les étudiants à fréquenter l'école jusqu'à l'âge de 18 ans, mais ceux-ci ne risquent pas de perdre leur permis de conduire s'ils décident de décrocher.


 

12 décembre 2006 -    Le paternalisme excessif du gouvernement est de plus en plus décrié par des groupes et des individus qui en ont assez des lois qui nous soustraient de nos libertés personnelles d’agir et de choisir.    Les lois qui régissent les garderies privées sont un exemple concret que les citoyens veulent être maîtres de leur destinée et la destinée de leurs enfants, demandent au gouvernement de reculer et d'assumer les fonctions qui lui reviennent.  Se mettre le nez dans les décisions parentales, ne fait pas partie de ces fonctions. 

  http://www.ledevoir.com/2006/12/12/124666.html

Garderies: des parents réclament le droit de payer plus de 7 $ par jour

Défendus par l'avocat Julius Grey, des parents ayant des enfants en garderie privée viennent de déposer une requête pour jugement déclaratoire contre la loi sur les services de garde qui limite la contribution des parents à 7 $ par jour. Défendus par l'avocat Julius Grey, des parents ayant des enfants en garderie privée viennent de déposer une requête pour jugement déclaratoire contre la loi sur les services de garde qui limite la contribution des parents à 7 $ par jour.

Les huit parents représentant une douzaine d'enfants invitent d'autres parents à se joindre au groupe.

Ces parents contestent le fait que la garderie privée à laquelle ils envoient leurs enfants ne peut facturer plus de 7 $ par jour par enfant pour des activités ou services supplémentaires, si elle reçoit une subvention gouvernementale.

Il s'agit d'un second recours dans ce dossier, puisque les garderies privées ont déjà lancé leur propre poursuite.

Au cours d'une rencontre avec la presse lundi à Montréal, Me Grey a expliqué que l'intérêt des parents était différent de celui des garderies privées, puisqu'ils doivent décider de ce qu'ils font avec leurs enfants et avec leur emploi. Il affirme également que, dans leur cas, la situation est plus urgente que pour les garderies privées.

Porte-parole du groupe, Lawrence Wilk, dont le fils David, âgé de deux ans et demi, fréquente une garderie privée, estime que la loi est inéquitable. «En tant que parent, je devrais avoir le droit de débourser de ma poche» pour obtenir des services supplémentaires, a-t-il plaidé, qu'il s'agisse de cours d'informatique, de sciences ou de sorties éducatives.

M. Wilk estime que les garderies privées n'auront d'autre choix que de réduire leurs heures d'ouverture, de diminuer le nombre d'activités au détriment des enfants, de refuser toute subvention gouvernementale et facturer 50 $ par jour ou de fermer leurs portes.

Me Grey crie au «paternalisme excessif» de la part du gouvernement. «Un certain dirigisme s'installe partout maintenant», opine l'avocat. Me Grey a récemment travaillé au dossier de la contestation de la Loi sur le tabac par les tenanciers de bars; il a également représenté des médecins spécialistes devant le Conseil des services essentiels.

L'avocat a l'intention de plaider que le gouvernement interprète mal sa propre loi en concluant qu'il est interdit de facturer plus de 7 $ par jour par enfant aux parents. Selon son interprétation, la loi stipule que la garderie «ne peut exiger» plus de 7 $ par jour, mais elle peut offrir cette option.

Par sa requête en jugement déclaratoire, il souhaite donc «faire interpréter» la loi comme lui l'interprète. S'il n'obtient pas gain de cause en faisant changer l'interprétation de la loi par le tribunal, il cherchera alors à faire invalider la loi, a-t-il prévenu.

Du côté gouvernemental, on s'est refusé à commenter la poursuite proprement dite, puisque la cause se trouve maintenant devant le tribunal.

Le cabinet de la ministre Carole Théberge a toutefois rappelé que les 544 garderies privées ont enregistré pour l'exercice 2004-2005 un bénéfice net après impôt de 32,2 millions $.

On a également souligné avoir reçu 177 plaintes de parents pour cause de surfacturation depuis l'adoption de la nouvelle loi sur la contribution réduite à 7 $. Ces 177 plaintes visent 245 établissements, dont 205 sont privés.


 

2 décembre 2006 - Le paternalisme de la médecine moderne vis-à-vis la responsabilité personnelle est très bien illustré dans cet article qui a paru dans le Devoir.  L’auteur tente brillamment de faire la nuance entre être coupable de sa maladie et être responsable de sa santé. 

http://www.ledevoir.com/2006/12/02/123834.html

Mieux-être - La responsabilité de sa santé

Notre société aime bien les sophismes. On dit «malentendants», ça permet d'augmenter le nombre de sourds et d'avoir une meilleure subvention. Les citoyens doivent-ils être tenus responsables de leur santé? m'a demandé la recherchiste de l'émission Il va y avoir du sport à Télé-Québec. Traduisons, traduisons, lui ai-je proposé. On dit «responsable» et on entend «coupable». Le citoyen est-il coupable de sa maladie? C'est bien ce qu'on veut dire quand on dit responsable de sa santé, oui?

Moi, savez-vous, j'aime bien l'idée d'être responsable de ma santé et je déteste celle d'être coupable d'une maladie. Coupable de quoi, au fait? Les gens qui ont appris a fumer dans les années 30, 40, 50, l'ont fait dans le bonheur de la culture. Lentement, la société s'est retournée contre eux; ceux qui n'ont pas suivi, oups! on ne vous soigne plus?

La viande est la meilleure source de protéines, mangez-en... jusqu'au jour où on vous dit: ça bouche les artères, devenez végétarien. Qui décide de ce qui est bon pour moi?

C'est ici que je dis que la médecine est autoritaire. Quand l'autoritarisme se dissimule, il devient paternalisme, et la médecine est paternaliste.

Quel meilleur exemple de cela, d'ailleurs, que notre docteur ministre de la Santé? Et quand papa se fâche, on ne rit plus: le masque tombe.

Tous les médecins ne sont pas paternalistes mais le glissement de sens de «responsable» vers «coupable» est pas mal généralisé, chez les médecins aussi bien que dans le grand public. La finalité de la médecine est de rétablir la santé et de ne pas faire de mal. On est encore, en cela, les héritiers d'un médecin célèbre au Ve siècle avant J.-C., qui est un des premiers à avoir eu une école et à laisser des textes.

Je parle de monsieur Hippocrate, ce Grec qui établit les fondements de la médecine. Ces fondements, c'est aussi au sein de l'aristocratie qu'ils se sont établis. Et je ne dis pas cela par hasard ou pour étaler de la culture -- la médecine est aussi une affaire de classe, une affaire d'éducation, de richesse.

Pensez à ces victimes qui se plaignent de leurs 250 000 $ par an; c'est pas juste, les autres ont plus que moi... et à la place que cela prend dans le discours social.

Tous les gens ne sont pas éduqués et riches. Et dans ce «tenu responsable», il y a une exclusion implicite des pauvres ignorants. Ce sont eux, les premiers, qui seront écartés, ces gens qui n'ont pas fait ce qu'il se doit.

Voici donc ce que j'entends par «coupables de leur maladie».

Mais si on dit «responsable de sa santé», je pense à tout ce mouvement d'auto-santé, à ces gens qui sont sortis du cadre de la médecine et qui y ont recours le moins possible en se disant: le système ne marche pas, je vais m'organiser. Ces gens sont devenus responsables de leur santé, ils font toutes sortes d'expériences et ce ne sont pas tous des naïfs incrédules qui se font avoir par des verreux profiteurs.

Où entend-on parler d'eux? Dans des milieux communautaires, pardon des ONG, mais aussi dans des librairies nouvel âge, au Centre Saint-Pierre à Montréal, à travers Internet où l'information n'est pas censurée, et dans des groupes de formation. Vous seriez étonné de la vitalité de ces mouvements, de leur discours et des résultats qu'ils obtiennent, y compris, parfois, la guérison de ce que la médecine ne peut pas guérir.

Seulement, ces gens qui sont responsables de leur santé en dehors des institutions sont vulnérables car, s'ils ont du succès, ils seront attaqués de toutes parts. On dira qu'ils ne sont pas scientifiques, qu'ils ne respectent pas les standards établis, et on fait une bataille sans merci pour les éliminer.

C'est paradoxal, n'est-ce pas? Vous voulez être responsable, mais c'est moi qui décide de quoi! C'est pas être autoritaire, ça?

Sur un plan personnel, être responsable de sa santé, ça peut aussi vouloir dire: je suis informé et je modifie mes habitudes en fonction de ces informations: je mange avec ma bible -- Les Aliments contre le cancer --, je fais de l'exercice, je contrôle le stress en relaxant ou en méditant, je ne fume pas, j'essaie d'être optimiste...

Le plus choquant, c'est que ces gens-là aussi tombent malades. Mais on va les soigner parce qu'ils sont de bons élèves? On va leur donner de bons points? Quand je vous dis que c'est une médecine paternaliste!

Que de plus en plus de gens soient responsables de leur santé, je le constate par vos courriels et les lettres d'information que je reçois -- oui, ça passe par Internet, forcément. Évidemment, je ne peux pas dire quelle ampleur sociale cela représente, ou même si c'est un mouvement.

Je sais aussi que beaucoup de gens sont passifs face à leur santé, leur médecin, leurs pilules. Ceux-là remplissent les hôpitaux et les discours.

Je regrette juste de ne pas entendre parler davantage des autres, qu'il n'y ait pas de leader d'une contre-culture de la santé, une théorie rassembleuse... Ce serait passionnant.


 

20 novembre 2006 - La requête en sursis qui demandait la suspension de l'application de la loi anti-tabac dans les bars au Québec, a été refusée par la juge Hélène Lebel de la cour supérieure.  Nous vous présentons plus bas un article que nous avons choisit parmi tant d'autres sur la décision, en raison de son objéctivité et précision.  Chez C.A.G.E., nous sommes bien entendu désolés pour les tenanciers des bars qui n'ont pas obtenu leur sursis, mais nous sommes cependant très heureux de constater qu'aucun des principes pour lesquels nous nous battons a subit un préjudice quelconque suite à cette décision.  La cause qui sera entendue sur son fond au printemps, suivra son cour normal et d'après M. Sergakis président de l'U.T.B.Q., certains énoncés de Mme Lebel, aideront même à sa cause. 

 

Loi antitabac

Pas de sursis pour les bars

 

La Cour supérieure du Québec a rejeté la requête en sursis des tenanciers de bars qui demandaient que leurs clients puissent de nouveau fumer dans leurs établissements jusqu'à ce que la Cour suprême se prononce sur la validité de la loi antitabac.

Dans un bref jugement, la juge Hélène LeBel affirme ne pouvoir conclure à l'existence d'un préjudice irréparable qu'aurait causé cette loi aux propriétaires de bars, tel qu'avancé par l'avocat mandaté par l'Union des tenanciers de bars, Me Julius Grey.

Ce dernier avait à cet effet présenté à la cour des déclarations sous serment signées par des propriétaires de bars, affirmant que leur chiffre d'affaires avait baissé de façon substantielle depuis l'entrée en vigueur de la loi, le 31 mai dernier.

Peter Sergakis, de l'Union des tenanciers de bars, se réjouit néanmoins que la juge ait reconnu qu'il y a eu, depuis la mise en application de la loi, des fermetures, des baisses de ventes et des mises à pied. Il estime que ce constat servira sa cause devant la Cour suprême.

Le président de la Corporation des propriétaires de bars, Renaud Poulin, s'est pour sa part dit peu surpris de la décision de la juge, similaire à celles rendues dans des causes semblables, dans le passé, à Vancouver et Toronto.

 


 

Chez C.A.G.E. nous sommes heureux de constater que la jeunesse n’a pas perdu la notion de la responsabilité personnelle et plusieurs la protègent précieusement tel que l’article plus bas qui a paru dans le Métro Nouvelles du 16 novembre 2006 en témoigne.   

 

http://www.metropoint.com/ftp/20061116_Montreal.pdf

Forum sur la malbouffe

Les jeunes pro-choix

    

FAUT-IL interdire la malbouffe?

Les jeunes de 14 à 16 ans étaient une majorité, hier, au Centre des sciences, à répondre non, sans équivoque. Le débat y était ouvert en présence de plusieurs intervenants.

Au terme de la séance, 163 des 174 élèves invités à s’exprimer se sont prononcés contre l’interdiction de leur poutine-Coke à l’école. Beaucoup, en revanche, semblaient disposés à se nourrir plus sainement.

Une liberté individuelle

Dans tous les cas, les élèves sont intransigeants sur leur liberté de choix. Pour certains d’entre eux, «la malbouffe, c’est pas tellement mauvais quand on en mange avec modération». Quoi qu’il en soit, affirment-ils, «c’est à nous de boycotter la malbouffe». Il s’agit donc d’un choix individuel, dans lequel le gouvernement «n’a pas à mettre son nez». Certains souhaitent pourtant que le gouvernement intervienne dans leur alimentation en subventionnant «les restos qui proposent de la bouffe saine», car «les légumes, ça coûte plus cher», déclare une élève. D’autres réclament plus de sensibilisation à la radio, à la télévision et dans les écoles. Valérie souhaite notamment qu’un nutritionniste se rende dans les établissements scolaires pour conscientiser les élèves.

Le prix, un enjeu

Pour beaucoup, le prix reste une priorité. «Tout le monde a le droit de manger sainement, explique une élève. Ce serait cool de pouvoir avoir accès à une nourriture saine sans que ça te coûte cher.»

Pour Frédéric Blaise, d’Enzyme Communication, l’argent est un faux problème. «Bien manger ne coûte en réalité pas plus cher», explique-t-il.

Dans le cadre du forum consacré à la malbouffe, les élèves présents hier au Centre des sciences ont également participé à un atelier pour faire des propositions concrètes autour de cette question. Ils ont aussi pu visionner des extraits du film Supersize Me et s’informer auprès de plusieurs intervenants dans des stands prévus à cet effet.

 


 

Excellent article sur la façon que l’état veut dénormaliser l’obésité et les piètres résultats que leurs méthodes accomplissent. 

La Presse samedi 4 novembre 2006, p. PLUS 7

Guevrémont, Guylaine; Lortie, Marie-Claude

Les auteures sont respectivement nutritionniste et columnist au cahier Actuel de La Presse. Elles sont coauteures du livre Mangez !, publié aux Éditions La Presse.

Dehors l’État ! – Le gouvernement n’a pas d’affaire à mettre le nez dans les assiettes de la nation

Le "Plan d'action gouvernemental" rendu public il y a 10 jours par le ministre de la Santé pour la "prévention des problèmes reliés au poids" ne dit pas grand-chose de précis sur ce qui sera fait pour aider les gens à maigrir et empêcher la population de grossir.

Tout ce qu'on sait, c'est que le gouvernement va mettre 200 millions jusqu'en 2012 pour "promouvoir, sensibiliser, élaborer, favoriser"...

Voulons-nous réellement que Québec dépense autant d'argent dans un tel projet, en nous fournissant si peu de détails, quand on sait que les messages sur l'alimentation "santé" des derniers 25 ans nous ont menés vers un échec total: l'épidémie actuelle d'obésité ?

Avant de mettre un sous, l'État doit prendre acte de l'inefficacité des approches traditionnelles pour la perte de poids. Et remettre ses propres messages à cet égard en question.

Les recherches nous ont appris, par exemple, que non seulement 90% des régimes traditionnels se soldent par un échec à long terme, mais que ces régimes jouent un rôle dans une reprise de poids supérieure. Elles montrent aussi que tout comportement trop rationnel face à l'alimentation - quand on se met à manger ce qu'il faut plutôt que ce qu'on a envie de manger, quand on en a envie - contribue aux excès alimentaires et à la prise de poids. Et les recherches identifient en outre des liens étroits entre les comportements alimentaires atypiques et la dépression et l'anxiété, notamment.

En d'autres mots, certaines personnes mangent trop parce qu'elles sont déprimées. Et pourquoi sont-elles déprimées ? Parfois, parce qu'elles ont l'impression de ne pas manger exactement "comme elles devraient".  Beaucoup de personnes qui ont du surpoids sont coincées dans ce cercle vicieux.

Pensez-vous réellement que les gens souffrant d'embonpoint ne sont pas au courant pour les légumes verts et les frites ? Pensez-vous que ces gens mangent des tablettes de chocolat au lieu de fruits parce personne ne leur a jamais dit que les fruits avaient plus de fibres et de vitamines ? Et que si on donne 200 millions à des fonctionnaires à Québec, pour faire faire Dieu sait quelles affiches et quel slogan pour nous encourager à manger des légumes, on va régler le problème ? Avec de la chance, on aura peut-être même droit à un petit bonhomme vert haricot, le cousin de Vasy ...

Messages entendus

Même Statistique Canada nous a dit en juin dernier que les messages ont été entendus. Mais que les gens consomment trop de calories quand même.

Derrière les chiffres sur l'obésité il y a des humains qui, pendant qu'on leur dit qu'ils coûtent cher en soin de santé, se battent au quotidien contre leur poids, leur culpabilité, leur piètre opinion d'eux-mêmes et l'image qu'on leur renvoie.

Pourquoi leurs efforts ne donnent pas les résultats escomptés ? Peut-être parce que, dans notre société, la nourriture est devenue une béquille émotive, ou alors parce qu'ils n'ont pas réalisé encore qu'en 2006, ce n'est plus nécessaire de finir son assiette à tout prix: dans la poubelle ou dans le gosier, aucun impact sur les famines en Afrique.

Peut-être que ces gens mangent trop parce qu'ils ne se demandent plus s'ils ont faim, parce qu'ils ne fument plus et que les sucreries ont pris la place de leur ancien baume anti-stress, parce qu'ils n'entendent plus leur corps leur dire : j'en ai eu assez.

Vous croyez que c'est parce qu'ils mangent du junk ? Alors regardons quelles sont les autres options. Les légumes en caoutchouc à l'eau de la cafétéria? Nous avons du mal à transmettre notre culture culinaire 

de génération en génération, ce qui laisse la place libre aux aliments industriels et à la cuisine bâclée.

Ta frite contre mon brocoli trop cuit: qui croyez-vous va gagner ?

Le temps des sermons sur ce qui est bon et ne l'est pas est révolu, car c'est la meilleure façon de culpabiliser les gens, de les stresser, de les mélanger, de les débrancher de leurs signaux naturels de faim et de satiété et de les pousser vers les excès.

Vous savez ce qui risque d'arriver si on lance des campagnes tous azimuts contre le "mal" :  tout le monde va essayer d'avoir l'air parfait en public, de peur de se faire montrer du doigt.  Et derrière les portes closes, ce ne seront pas quelques bouchées de chips ou de biscuits triple chocolat qui seront dégustées par goût et par plaisir, pour calmer une petite faim.  Ce seront des sacs entiers, engloutis pour atténuer la frustration de la privation et calmer ce sentiment creux de ne jamais être à la hauteur, de n'avoir aucune volonté, d'avoir du surpoids et de le mériter.

Avant de diaboliser les aliments, commençons par apprendre à nos enfants et à réapprendre nous-mêmes à manger uniquement à notre faim et à faire du sport par pur plaisir.  Ce serait déjà un pas dans la bonne direction.

 


3 septembre 2006 - Nous n’envions pas les tenanciers de bar pour la lourde responsabilité que notre gouvernement ''nourrice'' épingle sur leur dos élargi par les couches administratives .  Ils doivent, sous peine de sanctions sévères, jouer les gardiennes des automobilistes «chaudasses», de fumeurs, de mineurs avec fausses cartes, et en plus,  désormais, de joueurs aux tendances pathologiques.  La question qui se pose c’est à savoir si le Casino se soumet à la même rigueur vis-à-vis ses clients qui jouent sur plus d’une machine à la fois ou lorsqu’ils offrent des consommations gratuites aux joueurs des tables. 

Décidemment la notion de la ''responsabilité personnelle'' est chose du passé.  À quand le jour où l’on obligera les restaurateurs à compter les calories que leurs clients ingèrent, sous la menace de perdre leur permis?   

Lire l’article de la Presse ici

Place à la police du jeu

Après la police du tabac, voici la police du jeu. D'ici quelques semaines, Loto-Québec enverra des ins-pecteurs qui travailleront incognito dans les bars qui exploitent des appareils de loterie vidéo.
Leur mission sera de vérifier que les tenanciers respectent bel et bien le code de commercialisation responsable, qui leur interdit notamment de faire la promotion du jeu et de prêter de l'argent aux joueurs.

L'objectif: dans les deux prochaines années, ces faux clients visiteront les 2500 établissements, bars, salles de quilles ou de bingo et restaurants du Québec qui exploitent des appareils de loterie vidéo. Combien seront-ils? Impossible de le dire pour l'instant puisque Loto-Québec n'a pas encore choisi la firme qui sera engagée pour procéder à ces vérifications.

Les inspecteurs rempliront une «grille d'évaluation» pour chaque établissement visité. En vertu du code de commercialisation responsable, auquel ont adhéré 85% des tenanciers de bar, il est notamment interdit de prêter de l'argent aux clients, de les renseigner sur le rendement des appareils ou d'avoir un guichet automatique près des appareils. Le personnel devrait également s'assurer que les clients sont majeurs, qu'ils jouent à un seul appareil et qu'ils ne sont pas ivres.

S'il y a infraction, des sanctions seront appliquées, indique le vice-président aux appareils de loterie vidéo, Vincent Trudel. «Il y aura intervention de notre part et ça pourra aller jusqu'au retrait des machines.» Depuis un an, Loto-Québec a reçu une vingtaine de plaintes touchant le code de commercialisation. Chacune d'elle a fait l'objet d'une enquête.

Jean-François Biron, chercheur spécialisé sur la question du jeu à la Direction de la santé publique de Montréal, doute de l'efficacité de l'initiative de Loto-Québec. Les faux clients, croit-il, seront vite repérés. «Plusieurs bars qui exploitent des ALV sont des milieux très fermés, où tout le monde se connaît», explique-t-il.

M. Biron a lui-même visité des dizaines de bars pour des recherches sur le jeu pathologique. «Est-ce que c'est davantage une entreprise de relations publiques?» se demande-t-il, déplorant que les méthodes de prévention de la société d'État ne fassent l'objet d'aucune évaluation. «On ne peut pas être contre la sensibilisation. Mais quel est l'impact réel de tout cela?»

Tournée de sensibilisation

Depuis un an, une tournée de sensibilisation de Loto-Québec se déploie en effet dans les bars du Québec. Quelque 4000 tenanciers ont participé au programme, intitulé Au hasard du jeu, qui les informe sur la façon d'intervenir auprès d'un client qui semble avoir des problèmes de jeu.

Dans une seconde tournée, lancée en avril dernier, les autorités de Loto-Québec cherchent maintenant à rencontrer le personnel des bars. "On veut couvrir toute la province", explique Vincent Trudel, qui se félicite de ce programme, "un précédent dans l'industrie".

Dans le cadre de ce programme, les tenanciers de bars, rencontrés individuellement, se sont engagés à respecter un code de commercialisation responsable. "On leur a expliqué que c'est leur responsabilité d'exploiter les appareils de façon responsable. D'ailleurs, on constate que les propriétaires sont de plus en plus conscients de cette responsabilité", dit M. Trudel.

Mais le vice-président de Loto-Québec reconnaît néanmoins que les tenanciers et leur personnel ne peuvent intervenir auprès d'un client que si celui-ci évoque de lui-même un questionnement face à son rythme de jeu. "On ne demande pas aux patrons de bar d'intervenir auprès de leurs clients. On n'est pas des psychologues. Mais à partir du moment où un client manifeste une ouverture, on les aide à répondre aux questions, à orienter les gens."

 


 

Cet article, d’un humour implicite, expose magistralement et dans un langage simple la façon dont des chercheurs peuvent imprimer leur opinion et ce tout ce qui les arrange, eux ou leurs financeurs, aux résultats d’une étude épidémiologique.  Un peu comme on peut obtenir un sondage « sur mesure » en posant les « bonnes » questions, cette discipline permet d’obtenir des « preuves » de ce qui fait l’affaire du commanditaire ou du chercheur, moyennant un peu de créativité.  C’est à notre avis une pratique courante des industrie du tabac et de l’antitabac.  On la retrouve de plus en plus dans tous les domaines où les gouvernements et l’industrie veulent appliquer des politiques de «dé-normalisation» (ou «marketing social») pour changer (dicter) nos comportements.

Et on appelle ça de la science!

Traduit de l'anglais http://www.cagecanada.ca/index.php?pr=Junk_Science   par Iro Cyr et Patrice Couture: Campos: Weight study's data tortured - August 22, 2006 au: 

http://www.rockymountainnews.com/drmn/opinion_columnists/article/0,2777,DRMN_23972_4934018,00.html

Campos : Torture des données d’une étude sur le poids.

Les confessions obtenues sous la torture ont certes la réputation d'être peu fiables. Une nouvelle étude dans le « The New England Journal of Medicine » illustre bien cet énoncé.  L'étude fait l'analyse des corrélations entre le poids et le risque de mortalité. Plus spécifiquement, elle tente de déterminer si l'embonpoint (présentement établi par nos autorités de santé publique comme un poids de 146 à 174 livres pour la femme de taille moyenne, et de 174 à 208 livres pour l'homme de taille moyenne) peut être associé à un risque de mortalité accru.

Ce sujet est particulièrement controversé pour deux raisons. La première est que la plupart des Américains, dont le gouvernement prétend qu’ils ont un surplus de poids, se trouvent dans cette catégorie « d'embonpoint ». La deuxième est que plusieurs études ont trouvé que, soit il n'existe pas de risque de mortalité accru associé à ce supposé « embonpoint », ou qu'en fait le risque de mortalité dans cette catégorie de poids est moindre que pour la catégorie des individus qui ont un poids soi-disant « normal ».

En particulier, une étude conduite en 2005 par la chercheuse Katherine Flegal du « Centers for Disease Control and Prevention »(centre de prévention et de contrôle des maladies), a révélé 86,000 décès de plus, par année, aux États-Unis parmi les individus de « poids normal », comparé au risque de mortalité de la soi-disant catégorie « embonpoint ». En raison de la panique actuelle suscitée par l’obésité, cette étude a causé toute une furie, même si ces résultats concordaient avec d'autres études sur le même sujet.

Il semble que les auteurs de cette nouvelle étude étaient décidés à réfuter les découvertes de Flegal - même si cela signifiait qu’ils devaient soumettre leurs données à des techniques qui violaient l'équivalent scientifique de la Convention de Génève.

Les chercheurs ont compilé les données de 527,265 membres du AARP, qu’ils ont suivis pendant 10 ans. Ils ont obtenu exactement le même résultat que ceux rapportés par Flegal et ses collègues: parmi les hommes autant que les femmes, ceux qui font de « l'embonpoint » courent un risque de mortalité plus bas.   Cependant, ce résultat leur paraissait nettement inacceptable. Alors, ils ont commencé à torturer leurs données.

Pour commencer, ils ont éliminé les sujets qui avaient déjà fumé. La justification d’un tel procédé dans les études qui explorent la relation entre le poids et la santé est que puisque certaines personnes fument afin de rester minces, alors un risque accru pour la santé parmi les gens minces peut être le résultat du fait qu'ils fument plutôt que de la minceur. (En fait, dans cette étude, le pourcentage de gens avec un « poids normal » et qui n'avaient jamais fumé était supérieur au pourcentage de gens avec « embonpoint » et de gens « obèses » qui n'avaient jamais fumé, mais passons…).

Pourtant, même après avoir limité leur analyse aux gens qui n’avaient jamais fumé, les auteurs de cette étude n'avaient toujours pas découvert un risque accru de mortalité parmi les gens avec « embonpoint », lorsque comparés aux gens avec un soi-disant « poids normal ». Ils ont ensuite appliqué l'équivalent méthodologique d'une séance d'inquisition. Étrangement, au lieu de se servir du poids des gens au moment où ils ont souscrit à l'étude, les auteurs leur ont demandé d’indiquer le poids qu'ils avaient à 50 ans, et ont utilisé ce poids pour leurs calculs. (Tous les sujets avaient plus de 50 ans au début de l'étude et certains atteignaient même les 71 ans; 40 % n'ont pas répondu à cette question, ce qui en dit long sur la fiabilité des réponses que les auteurs ont obtenues).

Finalement, ce procédé a fini par apporter une hausse (timide) du risque de mortalité associé avec « l'embonpoint », ce qui a permis aux auteurs d'arriver à la conclusion que « l'embonpoint est associé à un risque de mortalité accru ».

Cependant, remarquez la façon dont ils sont arrivés à ce résultat. Puisque les sujets avec « embonpoint » dans l'étude avaient toujours le risque de mortalité le plus bas, même après que les auteurs aient éliminé 70 % de leurs sujets en limitant l'analyse à des gens qui n'ont jamais fumé, l'étude a révélé que « l'embonpoint » est associé à un risque de mortalité accru seulement auprès d'un sous-groupe spécifique :  les gens qui faisaient de « l'embonpoint » à 50 ans, mais avaient un « poids normal » après s'être soumis à l'étude.

En d’autres termes, ce que l’étude a réellement démontré est que, pour les personnes d’âge moyen qui font de l’embonpoint, la perte de poids augmente le risque de mort significativement! (Ceci, d’ailleurs, est un résultat fort récurrent dans les études de ce genre).

Les auteurs, il va sans dire, évitent de relever ce fait gênant, qui ne contredit pas seulement le message de santé publique qu’il sont supposé promulguer, et qu’il inverse en fait. Les journalistes qui couvrent cette étude découvriront-ils par eux-mêmes l’obèse évidence de ses conclusions? Peu probable.


   

Serge Bouchard

Anthropologue et animateur à La M. Bouchard a participé au débat entourant la loi 112 sur l’usage du tabac, d’un point de vue anthropologique et philosophique animé par Marie-France Bazzo lors de l’émission du 29 mai 2006 d‘Indicatif Présent. (1ère chaîne de la SRC)

Il signe aujourd’hui ce texte spécialement rédigé pour C.A.G.E. et qui en reprend les grandes lignes.

 

On pense qu’il s’agit d’un débat de droits mais ce n’est qu’une apparence.  En fait, c’est une affaire de symbole.  L’homo-sapiens est un être symbolique.

Permettez-moi d’illustrer ceci par une anecdote :

Par –35c à Chapleau, Ontario, j’arrivai sur les lieux ou je devais donner une conférence.  L’endroit était désert je me dirigeais dehors pour fumer après mon petit déjeuner.  Le responsable m’indiqua plutôt un petit cagibi, derrière les cuisines et me permit d’y savourer ma cigarette bien au chaud alléguant que ça ne dérangeait personne puisqu’on était seuls.

Sur les entrefaites, un type est arrivé et s’est écrié, indigné : « Somebody is smoking here !  Somebody is killing me ! »  Crime majeur !   J’ai dû sortir par –35 pour finir ma cigarette.

Un peu plus tard alors que la conférence allait commencer un vieux chaman amérindien faisait ses préparatifs pour le rituel d’emboucanement

où chacun se purifie en s’aspergeant de fumée.  Il avait oublié ses herbes habituelles et brisa tout bonnement un bout de cigarette pour en disposer le tabac dans son coquillage.  Le monsieur de tout à l’heure n’était plus inquiet du tout et s’aspergea volontiers pour se purifier de cette même fumée qui le tuait quelques minutes auparavant.

Le tabac du plaisir tue et le tabac rituel purifie. !

On a choisi de viser les fumeurs parce qu’ils sont dans une bulle fermée.  J’insiste sur le fait qu’on cible un problème mais qu’on n'a rien réglé.  On s’empoisonne sur les terrasses et en vélo à cause de la pollution des autos.  On s’empoisonne avec la bouffe.  La vie est invivable dans les villes et on cible les fumeurs.

C’est l’arbre qui cache la forêt.

La vie « magane », la santé n’est pas garantie et si on est malade ce n’est peut-être pas parce qu’on a mal mangé, bu ou fumé, c’est peut-être juste parce qu’on est malade, parce que la vie est malade.

Si on voulait identifier les vrais poisons qui sont inutiles on aurait un État qui s’attaquerait sérieusement à la pollution et à la bouffe industrielle.  On n'arrêterait pas d’être malade mais on s’attaquerait aux vraies absurdités.

Je souhaiterais qu’on cesse de cibler les uns et les autres pour se donner bonne conscience et qu’on s’en prenne aux vraies absurdités.

Serge Bouchard


L’envahissement du gouvernement sévit aujourd’hui jusque dans les choix qui relèvent du jugement des parents. Papas et mamans sont les seuls garants légitimes du bien-être des enfants.  Notre progéniture n’appartiennent pas à l’État.   Quelques subventions aux services de garde pour accommoder les parents, ne lui achètent pas un droit d’entraver la vie des familles, qu’il doit aider et servir, par des règles absurdes.  Qu’est-ce que le gouvernement vient faire dans ce jeu de quille ? Des parents veulent payer, des garderies veulent le supplément pour offrir des services qu’elles ne pourraient pas se permettre autrement : qu’on les laisse tranquille !

Article paru dans le Devoir 21 août 2006

Nouvelle loi québécoise contestée - Des parents sont prêts à descendre dans la rue pour avoir le droit de payer plus cher leurs frais de garderie

Aussi étrange que cela puisse paraître, des parents québécois se préparent à descendre dans la rue pour avoir le droit de payer plus cher leurs frais de garderie.

Une nouvelle loi québécoise, qui entrera en vigueur le 31 août prochain, empêchera toutes les garderies bénéficiant de subventions de facturer plus de 7 $ par jour par enfant. Les surcharges ne seront autorisées que pour des besoins bien spécifiques, comme des sorties, des produits hygiéniques ou des repas supplémentaires. Les parents dont les enfants se trouvent dans des garderies privées craignent que cette nouvelle loi ne force les propriétaires à restreindre leurs services afin de pouvoir boucler leur budget.

«Ce devrait être notre choix de payer plus cher afin de recevoir un meilleur service», dénonce Julie Sossanpour, qui paie 11$ par jour pour s'assurer que son fils, Noah, voie sa journée remplie d'activités qui lui plaisent, comme de la musique et de la danse.

La mère de 38 ans, de Montréal, dit qu'elle est prête à protester, signer des pétitions et faire tout ce qui est légalement possible afin de conserver les services supérieurs qui sont offerts par certaines garderies privées.

«Je crois que tout était très bien de cette façon. Le gouvernement est en train de gâcher une situation qui fonctionnait bien.»

Fonds suffisants  ?

La nouvelle loi va toucher environ 1500 centres de la petite enfance qui offrent 197 000 places, autant dans le domaine privé que public ou un environnement familial.

La province dépense 1,6 milliard de dollars annuellement pour le réseau de garderies, y compris des subventions quotidiennes de 30 $ à 50 $ par enfant. Les parents contribuent à raison de 7 $ par jour, par enfant.

La ministre de la Famille, Carole Théberge, insiste pour dire que les fonds disponibles pour le réseau de garderies sont suffisants pour garantir un service de qualité aux enfants québécois.

«Toutes les sommes nécessaires pour gérer un centre de la petite enfance pour des jeunes de zéro à quatre ans et respecter tous les objectifs de développements cognitif et social sont en place», a-t-elle déclaré à la Presse canadienne.

Mme Théberge souligne que la nouvelle loi a aussi pour but d'assurer l'universalité du réseau de centres de la petite enfance québécois, qui reçoit tant d'éloges.

«Nous voulons que les parents puissent choisir parmi des garderies à 7 $ et non pas devoir toujours mettre la main dans leurs poches.»

 


 

L'épidémie d'obésité infantile est-elle une réalité ou de la propagande?  

Sommes-nous devant un cas où tous doivent admettre que 2 + 2 = 5 comme dans le roman «1984» de G. Orwell?  Les parents nient-ils la réalité ou les autorités médicales sonnent-elles l'alarme trop vite et trop fort?  La réalité refuserait-elle obstinément de se conformer à la propagande et aux projets des autorités médicales?  Si l’on sait qu'en 2003 le seuil de l'indice de masse corporelle, le critère d'obésité de l’O.M.S., a baissé subitement, on comprend donc que des millions d’obèses sont apparus d’un seul coup dans les statistiques.  Peu après, ces autorités sonnaient la pandémie.  Serait-ce une stratégie de marketing du lobby pharmaceutique ou des gouvernements qui préparent le terrain pour taxer la ''malbouffe''?

On ne voit guère plus d'enfants obèses qu'autrefois.  Il y en avait un ou deux par classe, ce qui constitue environ 8%.  De visu, la proportion semble être la même aujourd'hui.  Bien entendu, les dogmatistes anti-obésité répondront qu'on n'est ni recherchiste ni médecin et qu’il n’y a rien de scientifique dans ce qu'on constate avec les yeux.    Donc si nous en voyons 2 ici et 2 là, ne vous déplaise, ils sont 5 en tout.

Article de la presse canadienne 20 août 2006

Des parents nient la gravité de l'obésité chez les enfants

Chris Morris

Presse canadiene

Les parents auraient besoin d'une nouvelle prescription de lunettes pour constater que leurs enfants sont de plus en plus gras, affirme l'Association médicale canadienne (AMC), dans son dernier bulletin médical annuel.

Selon la Dre Ruth Collins-Nakai, présidente de l'association qui représente les médecins canadiens, une étude indique que les parents d'enfants obèses préfèrent voir la vie en rose et ignorer les risques qu'ils encourent pour l'avenir.

Mme Collins-Nakai signale que, selon les chiffres de Statistique Canada, 26 pour cent des enfants de moins de 18 ans sont obèses ou trop gros. Pourtant, seulement 9 pour cent des parents qui ont répondu à un sondage de l'AMC, reconnaissent avoir un ou des enfants trop gros.

«Ou bien ils ne regardent pas bien ou ils se font des illusions, d'affirmer le Dr Collins-Nakai. De toute évidence, ils contemplent leurs enfants avec des verres teintés de rose.»

Spécialiste en traitement de maladies cardiaques autant chez les enfants que chez les adultes, la Dre Collins-Nakai estime que les parents sont en train de *** leurs enfants par la tendresse.

Chaque année, l'AMC sonde les perceptions des Canadiens face à leur système de santé et produit un bulletin médical qui porte autant sur les services offerts à la population que sur la performance des gouvernements en matière de santé.

Ainsi, le sondage effectué par la maison Ipsos-Reid pour l'AMC en juin dernier auprès de 1600 Canadiens indiquait qu'une majorité avait une meilleure opinion sur leur système de santé. En 2006, 67 pour cent des répondants donnaient une note de «A» ou «B» pour ce qui est de la qualité des services, contre 63 pour cent, l'année précédente.

Cette année, selon la Dre Collins-Nakai, les sondeurs ont également demandé aux parents de fournir un bulletin de santé pour leurs enfants. Ils devaient aussi dire ce qu'ils pensaient des services de santé offerts aux enfants et des initiatives politiques entreprises pour améliorer leur santé.

Le bulletin note un appui massif, soit 92 pour cent, à l'instauration de programmes d'exercices physiques obligatoires dans les écoles. Actuellement, les écoles dans tout le pays ont le choix d'instaurer ou non de tels programmes entre leurs murs et la durée de tels exercices varie grandement d'une école à l'autre, quand il y en a un.

D'autre part, plus 80 pour cent des parents ont répondu favorablement à la proposition d'enlever les machines distributrices de malbouffe dans les écoles.

Dans une étude séparée, impliquant 129 parents d'enfants qui requièrent des besoins adaptés, 7 pour cent d'entre eux seulement ont estimé que leurs enfants avaient reçu toute l'aide requise en matière de santé mentale.

Le sondage d'Ipsos-Reid a été séparé en trois sections, chacune avec une marge d'erreur différente.

Dans une section comptant 593 parents, la marge d'erreur était de plus ou moins 4 pour cent, 19 fois sur 20. Une autre étude effectuée auprès de 1007 répondants comportait une marge d'erreur de 3,2 pour cent. Enfin, dans l'étude effectuée auprès des 129 parents d'enfants exigeant des besoins adaptés, la marge d'erreur était de 8,863 pour cent.

Le bulletin annuel de santé de l'AMC doit être rendu public lundi.

 


Inquiets des pertes catastrophiques sur leur chiffre d’affaires seulement deux mois après la mise en application de la loi 112 et ce, avant même que les températures froides de l’hiver s’installent, les membres de l’UTBQ (Union des Tenanciers des Bars du Québec) ont déposé une injonction pour suspendre partiellement la loi jusqu’à ce que leur cause soit débattue sur le fond.  Le fond est bien expliqué sur cet article de Radio-Canada.  Est-ce que l’étendue de la nocivité de la fumée secondaire justifie l’étendue des dommages économiques et l’atteinte importante aux droits civils des citoyens?     

Reportage de Radio-Canada  - 25 juillet 2006

Loi antitabac

Les tenanciers ripostent

Le bonheur des non-fumeurs fait le malheur des tenanciers de bars. Une association de propriétaires de bars dépose en Cour supérieure une demande d'injonction contre la loi qui interdit à leurs clients de fumer dans leur établissement.

L'Union des tenanciers de bars du Québec (UTBQ), menée par son président et homme d'affaires montréalais Peter Sergakis, souhaite toujours l'annulation de cette loi. Elle a saisi la Cour d'une demande d'injonction, mardi, devant l'urgence de la situation. Les dirigeants de l'UTBQ demandent à la Cour de leur accorder ce sursis en attendant que leur cause, qui pourrait être entendue dans six mois, soit débattue sur le fond.

Ils allèguent que leur chiffre d'affaires a diminué de 30 % depuis l'entrée en vigueur de la loi, le premier juin dernier, et que 527 personnes ont perdu leur emploi dans l'industrie. « S'il n'y a pas de sursis pour plusieurs débats, le recours final sera illusoire parce que le patient sera mort avant le résultat », a expliqué l'avocat de l'UTBQ, Julius Grey.

L'urgence économique plaidée par l'UTBQ est nuancée par la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec. La Corporation confirme les pertes de 12 à 15 % sur les loteries vidéo. « Au niveau de la bière, on parle de pertes de l'ordre de 6 % », soutient le président de la corporation, Renaud Poulin. Il explique que malgré les pertes, la moitié de ses membres est favorable au maintien de la loi. Ces derniers estiment que la population s'adaptera à la législation et reviendra dans les établissements.

L'argument financier indispose toutefois les groupes de lutte contre le tabagisme. Ils s'opposent à la démarche des tenanciers. D'après le médecin spécialiste et professeur en santé publique de l'Université Laval Fernand Turcotte, la santé collective doit l'emporter sur l'intérêt économique. Il évalue à 300 le nombre de Québécois qui meurent chaque année à cause de la fumée secondaire.

Le fond de la question

La liberté individuelle des tenanciers de bars d'offrir un établissement fumeur à leurs clients s'opposera à celle de l'intérêt de la santé publique. Me Grey argue que le tabac est une substance légale et que d'autres substances sont plus dommageables pour la santé publique.

« Est-ce que des considérations sur la santé publique doivent primer tout? » demande Me Grey. Il estime que la réponse à cette question dépend de l'importance de l'atteinte à la santé publique. Il soutient que l'intérêt public ne peut pas toujours primer en toute circonstance. Il ajoute que la preuve des effets nocifs de la fumée secondaire est partagée.

Pertes pour Loto-Québec

La société d'État, Loto-Québec, subit également les contrecoups de la loi antitabac. Ses revenus seraient en baisse de 12 à 15 %, soit de quelque 3 millions de dollars par semaine depuis que l'usage du tabac est prohibé dans les bars et les salles de jeu qui abritent les loteries vidéo.


11 juillet 2006 - Une fois de plus les tendances de l’É tat nourrice se manifestent par la voix des chercheurs et du milieu de la santé.  Dans l’article qui suit on parle ouvertement de dé-normalisation de l’obésité tout comme on l’ a fait avec le tabac.  Il est plus qu’évident que si on ne s’oppose pas à cette tendance pour y mettre un bémol, nous serons sous peu sous la joug d’un É tat de plus en plus interventionniste qui fera tout en son pouvoir pour instaurer des législations coercitives  dans le but de façonner le peuple à son modèle idéal de l’être humain.   Une forme d’eugénisme peut-être?

 

Lire ici

Soins de Santé au Canada

Combattre le bédon

Journal de Montréal
Sharon Lem
Sun Media
11 juillet 2006

 

Une spécialiste rappelle que l'arme secrète pour combattre le bedon pour de bon n'a rien à voir avec la dernière «diète» en vogue, mais réside dans la modification graduelle de nos habitudes de vie.

«Les Canadiens doivent prendre conscience que la résolution de la crise d'obésité qui nous préoccupe tous à l'heure actuelle ne réside pas nécessairement dans les régimes. Il leur faut plutôt adopter une nouvelle approche à l'égard des calories qu'ils ingèrent et de la manière dont ils dépensent celles-ci chaque jour», faisait valoir samedi dernier la Dre Diane Finegood, directrice scientifique de l'institut de la nutrition, du diabète et du métabolisme des Instituts de recherche sur la santé du Canada, lors d'une allocution présentée à l'occasion de la Journée internationale sans régime.

Plus de la moitié des Canadiens accusent des kilos en trop ou sont carrément obèses. Cette proportion atteint un tiers chez nos enfants.

«Jeter le blâme sur les individus pour leur paresse et leur propension à consommer trop de calories ne réglera pas le problème», soulève la spécialiste.

Expliquant qu'il n'existe aucune forme de régime ou de programme d'exercices qui puisse permettre de contrer la situation, elle précise que nous devons axer nos efforts sur la révision progressive de notre mode de vie. «De tout petits pas dans de nombreuses directions sont essentiels en vue de pallier cette épidémie», précise la chercheuse, qui a elle-même perdu 32 kilos et poursuit sa propre lutte contre l'obésité.

Dénormalisation

À son avis, l'obésité doit être «dénormalisée».

«À moins que nous ne tentions de trouver des manières de modifier notre environnement de sorte que la population puisse faire des choix plus sains, nous n'arriverons pas à renverser cette tendance alarmante.

«Des heures passées devant la télé, emprunter l'ascenseur plutôt que l'escalier, une heure de voiture par jour pour l'aller-retour maison-boulot, les biscuits et les beignes sont tous des éléments qui favorisent la consommation excessive.

«On doit dénoncer les apports caloriques et le manque d'activité physique comme des choix de vie malsains.

«Nous sommes parvenus à» dénormaliser«la cigarette et à éliminer la perception qu'il s'agissait d'un choix branché et désirable. Il faut maintenant faire de même pour l'obésité.»


 

6 mai 2006 - Voici une décision qui nous vient du plus haut tribunal du pays que nous considérons  nous remet sur la bonne voie, voir celle de prendre nos propres responsabilités et d’en assumer les conséquences.   En tant que citoyens conscientisés, nous pouvons certes faire tout en notre pouvoir pour empêcher quelqu’un de prendre le volant en état d’ébriété, mais il est excessif d’être tenu légalement responsable des délits et actes d’autrui.    Où cela s’arrêtera-t-il si nous permettons de créer un tel précédent?   

 

http://lcn.canoe.com/lcn/infos/national/archives/2006/05/20060505-100024.html

 

L'hôte n'est pas responsable de ses invités

(PC) - Dans un jugement unanime, la Cour suprême du Canada estime qu'une personne qui organise une réception privée n'est pas responsable du comportement de ses invités après leur départ, s'ils ont consommé trop d'alcool.

Le plus haut tribunal au pays rejette donc la requête intentée par Zoé Childs, une femme de la région d'Ottawa qui était âgée de 18 ans lorsque le véhicule d'un homme conduisant avec les facultés affaiblies avait heurté la voiture dans laquelle elle se trouvait en janvier 1999. Son compagnon, Derek Dupre, avait été tué. Mme Childs s'est quant à elle retrouvée paraplégique.

Le conducteur de l'autre voiture, Desmond Desormeaux, alors âgé de 39 ans, comptait à son actif deux condamnations pour conduite avec les facultés affaiblies. Au moment de l'accident, il venait de quitter une soirée de la veille du Jour de l'An. Accusé au criminel à la suite de l'accident fatal, M.Desormeaux fut condamné à une peine de 10 ans de prison.

Dans une autre décision, en 1995, la Cour suprême avait statué que les bars, restaurants et autres établissements servant de l'alcool avaient une obligation de diligence.

Les propriétaires de ces commerces peuvent être déclarés responsables s'ils continuent de servir de l'alcool à un client de toute évidence en état d'ébriété, et s'ils ne font rien pour l'empêcher de rentrer chez lui au volant alors que ses facultés sont affaiblies.


27 avril 2006 - Dans l'article qui suit, Mme Lise Payette nous exprime sa joie de voir le peuple québécois s'impliquer de plus en plus dans les décisions qui le concerne.   C'est dérangeant, remarque-t-elle.  Nous croyons fermement que s'il y a un éveil de la population c'est justement parce que le peuple est lui-même dérangé par la tendance de la gouvernance actuelle.  Nous ne devons jamais oublier que nos élus sont en place pour nous servir et non le contraire.  

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/04/20060427-115700.html

 

Lise Payette

Chat échaudé craint l'eau froide

On a toujours considéré que les Québécois étaient une bonne pâte, assez malléable, et qu'ils préféraient vivre en paix sans être trop mêlés aux décisions qui les concernaient. Tous les quatre ans, ils réglaient leurs comptes sur un bulletin de vote et se rendormaient pour quatre autres années.

C'est en train de changer. Au grand étonnement de pas mal de monde, les décisions venues d'en haut, les «Toé, tais-toé» et autres «Je sais ce qui est bon pour toi» ne sont plus reçues comme des vérités vraies qui ne peuvent pas être contestées.

Nous avons enfin découvert que dans chaque dossier, nous avons notre mot à dire et que nous ne sommes pas complètement démunis d'un certain pouvoir qu'il nous appartient d'exercer entre les périodes électorales.

Nos réactions dans ce sens sont encore timides. Il nous arrive d'être hésitants et maladroits mais nous avons cessé de penser que nous étions complètement impuissants devant le pouvoir politique, par exemple. Nous avons même appris à dire non.

C'est tellement jouissif de garder la tête haute quand on voudrait nous la voir baisser que certains observateurs croient que nous sommes devenus des empêcheurs de danser en rond à plein temps. Que nous bloquons tout pour le plaisir de bloquer. Que nous faisons de l'obstruction systématique dès qu'un projet est proposé.

Admettons que nous ne sommes pas dans une période enthousiaste. Nous avons développé un grand appétit pour les projets qui ont de l'allure, qui s'inscrivent dans un plan global dont quelqu'un tient les rênes et qui ne risquent pas de nous exploser en pleine face. Nous savons que le gouvernement n'a pas d'argent (il nous l'a assez répété) et nous sommes les mieux placés pour savoir que nous n'en avons pas nous non plus.

Le réveil est sonné

Nous avons vécu coup sur coup la Commission Gomery, le scandale de la SAQ, le cafouillage des mégahôpitaux, les augmentations d'Hydro, les augmentations de la SAAQ, la centrale au charbon, les subventions aux écoles juives, les défusions, le projet monstre de Loto-Québec, les nominations des amis du régime à des postes payants, la bataille pour la sauvegarde de nos forêts, de nos rivières et du mont Orford, la pauvreté de nos écoles et les dépenses surprenantes des commissions scolaires, la pauvreté de nos universités et le peu de soutien à la vie culturelle.

J'en oublie et des meilleurs. Mais ça a sonné le réveil.

La nouvelle donne

Les Québécois montent la garde. Ils sont devenus vigilants. Ceux-là mêmes qui n'étaient descendus dans la rue que pour défendre la langue française ou pour répondre à un ordre de leur syndicat vont aux manifestations contre les projets qui leur paraissent bâclés, mal préparés ou carrément inutiles. Ils se mouillent, marchent pour des idées, refusent de se faire dire que ça ne les regarde pas. Ils sont devenus de véritables citoyens.

Ça dérange, bien sûr. C'était plus simple pour l'autorité quand les citoyens s'en lavaient les mains. Ce n'est plus le cas. La population vient de se lever debout.

Elle va peut-être faire des erreurs, mais une chose est évidente, elle ne veut plus qu'on la prenne pour une force molle.

Ce devoir de vigilance est essentiel. Jusqu'à ce que nous ayons retrouvé la confiance dans des dirigeants qui seront davantage porteurs des valeurs auxquelles nous tenons.

Les forces en présence doivent trouver leur équilibre. Il y a un nouveau joueur sur la scène politique au Québec. La population à qui on avait appris surtout la soumission vient de sortir du silence. Ça dérange et ça fait des flammèches mais ça enrichit certainement la démocratie.


 

 

19 avril 2006 - L’Union des tenanciers des bars du Québec, dévoile un peu plus de son offensive.  Tel que Mme Demopoulos nous a expliqué, si leur audience en cour n’a pas lieu avant le 31 mai 2006, date de l’application de la loi 112, ils demanderont à ce que la loi soit rapportée à une date ultérieure afin que la cour tranche avant sa mise en application.  Voici un article de la Presse qui en dit plus long.

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20060419/CPACTUALITES/604190811/5032/CPACTUALITES

 

LOI ANTITABAC

Des tenanciers se battront en cour

Nicolas Bérubé

La Presse

Des tenanciers de bar entendent se battre devant les tribunaux pour bloquer l'entrée en vigueur de la nouvelle loi antitabac, prévue pour le 31 mai prochain.

Les tenanciers, qui contestent déjà certains aspects de la loi en Cour supérieure, estiment que la nouvelle législation leur causera des dommages irrévocables. Ils exigeront que la loi ne soit pas mise en application, histoire de laisser le temps aux tribunaux de se pencher sur le litige qui les oppose au gouvernement du Québec, a appris La Presse. Cela pourrait éventuellement retarder l'entrée en vigueur de la loi de plusieurs mois, peut-être davantage.

Les opposants à la loi antitabac ont le vent dans les voiles depuis qu'un jugement de la Cour supérieure survenu la semaine dernière leur a donné le feu vert pour contester certaines dispositions de la loi.

Pour le président de l'Union des tenanciers de bars du Québec (UTBQ), Peter Sergakis, il ne fait aucun doute que la loi antitabac ne doit pas être appliquée dans sa forme actuelle.

«On va produire des preuves qu'il peut y avoir des conséquences irréparables à cause de cette loi. D'ici là, on va demander au juge de retarder l'application de la loi jusqu'à ce que notre cause ait été entendue par les tribunaux. Je pense que c'est tout à fait normal de procéder ainsi», dit-il.

M. Sergakis affirme que l'Union des tenanciers, qui compte actuellement 500 membres, ira devant les tribunaux d'ici un mois afin de demander une ordonnance de sursis sur l'application de la Loi québécoise sur le tabac.

Pour l'avocat qui représente le groupe, Me Julius Grey, une ordonnance de sursis permettrait aux parties de débattre de la loi sans que celle-ci ne soit encore en application. «Nous voulons que la loi prenne effet après le litige et pas avant. Il faut d'abord et avant tout clarifier la situation.»

Dans un jugement remis la semaine dernière, le juge Jean-Pierre Sénécal a donné la permission aux tenanciers de présenter leur requête visant à invalider la nouvelle loi antitabac.

Dans cette affaire, le procureur général du Québec faisait valoir que les tenanciers n'avaient pas l'intérêt requis pour attaquer la loi, un argument rejeté par le juge. «Les questions soulevées par la requête des demandeurs sont sérieuses et importantes, écrit-il. Il appartiendra au juge de décider de maintenir ou casser la totalité ou une partie des dispositions attaquées.» Le juge Sénécal a ajouté qu'il n'est pas possible de faire «l'économie du débat» sur les effets potentiels de la loi antitabac au Québec.

Les tenanciers, représentés par M. Sergakis, soutiennent que la loi leur fera perdre des revenus et qu'elle est «excessive et paternaliste». Ils comptent d'ailleurs faire témoigner des experts qui mettront en doute la nocivité de la fumée secondaire pour les non-fumeurs, une idée pourtant largement acceptée dans la communauté scientifique. «Nous avons des choses à dire, et le tribunal est la meilleure façon de nous faire entendre», dit M. Sergakis.


Le ministère de la Santé et des Services sociaux ne compte pas remettre en question la date d'application de la loi antitabac. «Nous allons de l'avant le 31 mai, indique Isabelle Merizzi, attachée de presse du ministre Philippe Couillard. Pour nous, c'est une question de santé publique et ce n'est pas discutable.»


 

 

11 avril 2006

La cour supérieure a tranché en faveur de l'Union des tenanciers des bars du Québec en ce qui a trait à la requête en irrecevabilité que le Procureur général avait déposé contre une requête visant à faire invalider la loi 112 sur le tabac. Voici le communiqué de presse de l'Union des tenanciers du Québec à cet effet, aussi vous trouverez la décision en cliquant sur:  http://www.monchoix.ca/CourSuperieure.pdf



MONTREAL, le 12 avril /CNW Telbec/ -

L'Union des tenanciers de bars du Québec se réjouit du jugement rendu le 10 avril par l'honorable

juge Jean-Pierre Senécal de la Cour supérieure du Québec, qui a rejeté avec dépens la requête en irrecevabilité que le Procureur général avait déposé contre une requête visant à faire invalider la nouvelle

loi sur le tabac du Québec.

Ce jugement signifie que la Cour supérieure pourra se pencher bientôt sur le fond de la question, et déterminer si la nouvelle loi sur le tabac est valide ou non. Cette loi, qui doit entrer en vigueur le 31 mai, interdira à la clientèle de fumer dans des entreprises privées tels les bars, salles de bingos, cafés et restaurants, et ce même lorsque les propriétaires de ces établissements seraient d'accord pour laisser les clients fumer.

Aux yeux de l'Union, le jugement que vient de rendre la Cour supérieure est extrêmement encourageant, notamment au paragraphe 40, où le juge Senécal écrit : "Le Procureur général aurait souhaité en l'instance faire l'économie du débat au fond. De l'avis du Tribunal, ce n'est pas possible. Les questions soulevées par la requête des demandeurs sont sérieuses et importantes. Les demandeurs ont l'intérêt juridique requis pour les soulever et les plaider. Il appartiendra au juge du fond de décider s'il est approprié de maintenir ou casser la totalité ou une partie des dispositions attaquées (...)." L'Union espère vivement que la Cour se prononcera sur le fond de la question dans un avenir rapproché.

Rappelons que les principaux plaignants dans cette affaire sont Mme Voula Demopoulos, de Laval, et M. Peter Sergakis, de Montréal, tous deux propriétaires d'établissements visés par la loi, et qu'ils sont représentés par Me Julius Grey, spécialiste en droit constitutionnel et défenseur réputé de nombreuses causes liées aux droits de la personne. Comme les plaignants et leur avocat, l'Union estime que la nouvelle loi va trop loin, qu'elle brime les droits individuels et qu'elle est contraire aux chartes. L'Union s'inquiète également des modalités d'application de la loi, encore mal définies, et juge excessif le renversement du fardeau de la preuve qui prévoit que, à moins de prouver le contraire, un propriétaire de bar sera présumé avoir su qu'un particulier a fumé dans son établissement en infraction de la loi. Outre les amendes prévues pour les fumeurs, des amendes importantes sont également prévues pour les propriétaires de bars.


 

8 avril 2006

Voici un article qui en dit long sur la ''science'' de l'épidémiologie. Cette même ''science'' sur laquelle nos élus se basent pour prendre des décisions sur les politiques publiques. Comment peut-on prendre des ''décision sociétales'' basés sur l'épidémiologie lorsqu' une étude contredit l'autre plus souvent qu'autrement. C'est d'autant plus inquiétant, lorsque les enjeux impliquent des politiques qui affectent autant la santé physique que financière de la population. Il serait grand temps que nous donnions à la vraie science la place qui lui revient.

 

http://www.lefigaro.fr/sciences/20060401.FIG000000739_boire_peu_ne_protege_pas_le_coeur.html

 

BOIRE PEU NE PROTÈGE PAS LE COEUR

Les études ayant abouti à l'idée qu'une consommation modérée d'alcool est bonne pour le coeur auraient été biaisées. DEPUIS 30 ANS, un solide corpus d'études épidémiologiques avait ancré dans l'opinion l'idée qu'une consommation modérée d'alcool protège le coeur et les vaisseaux. En fait, non. Une méta-analyse effectuée par des chercheurs de l'université de Californie à San Francisco et du centre de recherches sur les intoxications alcooliques de l'université de Victoria (Canada) secoue cette idée reçue dans l'édition électronique du journal Addiction Research and Theory, publiée jeudi 30 mars. Kaye Filmore, sociologue à San Francisco, et ses collaborateurs ont analysé 54 grandes études sur une trentaine d'années, celles qui montraient un bénéfice de santé cardiovasculaire particulièrement net d'une consommation d'alcool modérée (jusqu'à 4 verres par jour). Presque toutes ces études font la même erreur fondamentale qui biaise les résultats. C'est cette erreur qui a fait croire si longtemps que les consommateurs modérés étaient globalement en meilleure santé que les abstinents totaux (le chiffre de 25% de maladies coronaires supplémentaires chez les abstinents est régulièrement avancé). Erreur découverte en 1988 L'erreur consiste à inclure dans le groupe des abstinents ceux qui étaient buveurs et ont arrêté, en particulier du fait d'une maladie, d'un âge avancé, ou parce qu'ils prennent des médicaments au long cours. Les inclure dans ce groupe augmente artificiellement la mortalité des vrais abstinents. C'est Gerry Shaper, épidémiologiste à la Royal Free University de Londres, qui avait le premier découvert cette erreur en 1988, mais sa voix dans le désert n'avait pas été entendue. Sur les 54 études revues par les chercheurs américains et canadiens, seulement 7 ne mélangeaient pas indistinctement les ex-buveurs en petite forme et les abstinents en bonne santé. Le docteur Arthur Klastky, cardiologue de la compagnie de santé Kaiser Permanente, reconnaît, lui qui mena certaines des grandes études en question, «qu'il s'agit d'un biais grave». Et comme l'enfer est pavé de bonnes intentions, le docteur Klastky estime maintenant qu'il faut lancer une étude prospective comparant la santé des buveurs obligatoires (un à deux verres par jour) à celle des abstinents, sur une dizaine d'années. Tout est à refaire sur le sujet !


 

6 avril 2006

Voici un article qui illustre bien pourquoi que les organismes poussent leurs révendications à des niveaux absurdes. S'ils se montrent satisfaits des résultats de leurs missions, ils risquent de se faire couper les vivres. Cette réalité ne laisse aucune place à la modération et ce sont nos libetés qui écopent les contre-coups.

 

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/04/20060405-233619.html

 

LE FÉDÉRAL COUPE LES VIVRES AUX GROUPES ENVIRONNEMENTAUX

Un ministre conservateur a confirmé mercredi que le gouvernement a annulé le financement de groupes environnementaux jugés inefficaces.

Le ministre des Ressources naturelles Gary Lunn a reconnu que des groupes environnementaux ont perdu leurs subsides d'Ottawa si leur performance a été jugée non satisfaisante ou s'ils n'ont pas atteint leurs buts.

Le ministre Lunn n'a pas été en mesure de citer un groupe en particulier et a refusé de dire combien de groupes avaient été touchés par cette nouvelle politique et de combien les subsides fédéraux avaient été réduits.

Le réseau anglais de la Société Radio-Canada a révélé mercredi soir que le financement des programmes portant sur les changements climatiques avaient été réduits de 40 pour cent aux ministères de l'Environnement et des Ressources naturelles.

Cette semaine, le cabinet se penchera sur des demandes de financement de groupes impliqués dans des projets liés aux changements climatiques.

Le gouvernement conservateur devrait aussi annoncer ce printemps de nouveaux projets en même temps qu'il dévoilera sa propre vision pour un environnement plus sain.

Le ministre Lunn n'a montré aucune émotion en abordant la question des groupes qui ont perdu leurs subsides fédéraux, disant qu'il n'était pas dans l'intérêt des contribuables de financer des programmes qui ne sont pas efficaces.


 

 

7 mars 2006

Après avoir influencé pour ''ajuster'' à la baisse le taux permissible du diabète et du cholestérol, voici maintenant preuve que les compagnies pharmaceutiques ont eu tout intérêt à changer la définition de l'obésité. Ces compagnies multi milliardaires sont en train de façonner notre vie comme bon leur semble!

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20060307/CPACTUEL03/603070619/5094/CPACTUEL03

 

INDICE DE MASSE CORPORELLE

 

Controverse sur la définition de l'embonpoint

Mathieu Perreault

La Presse

Le matin du 23 mai 2003, un million de Québécois sont soudainement devenus trop gros. Les autorités médicales venaient d'adopter un nouveau critère d'embonpoint: la limite du poids santé diminuait de 7,4 %.

Qui a décidé de changer cette limite? Des chercheurs qui sont en conflit d'intérêts, selon un groupe de chercheurs américains. Le Groupe de travail international sur l'obésité, qui fixe cette limite, est en effet en partie financé par l'industrie du régime.

Ces chercheurs iconoclastes ont récemment publié leur thèse dans l'influente revue universitaire International Journal of Epidemiology. L'un d'entre eux, le politologue Eric Oliver, de l'Université de Chicago, a publié un livre, Fat Politics, où il affirme que la croisade contre l'obésité est davantage morale que médicale.

Le Groupe de travail international sur l'obésité n'a pas voulu répondre aux allégations de conflit d'intérêts. Toutes les associations médicales sont financées par des compagnies pharmaceutiques, se limite-t-on à souligner.

Mais une nutritionniste de l'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) est elle aussi gênée par le conflit d'intérêts potentiel. «Les subventions des compagnies pharmaceutiques, ça laisse toujours mal à l'aise, dit Lyne Mongeau, de l'INSPQ, en entrevue à La Presse. Mais d'un autre côté, l'industrie alimentaire investit énormément d'argent pour faire la promotion d'aliments qui sont à la base du problème de l'obésité. Il va falloir faire beaucoup d'efforts pour changer les habitudes. Par exemple, il n'y a aucune raison pour que la nourriture de base des festivals et des événements publics soit les boissons gazeuses, la pizza, les chips, les frites et les hot-dogs.»

Quand Santé Canada a tenu des consultations publiques sur l'adoption des nouvelles limites d'embonpoint, Mme Mongeau s'est opposée au changement. «Entre un indice de masse corporelle (IMC) de 25 et de 27, il y a beaucoup d'hétérogénéité: des hommes très musclés, des femmes qui ont des fortes hanches. Il n'y a pas eu beaucoup d'opposition au changement chez les cliniciens, parce qu'ils savent reconnaître les cas problématiques. Mais dans la population, ça crée des anxiétés qui ne sont parfois pas nécessaires.»

En mai 2003, la limite de l'embonpoint est passée d'un IMC de 27 à 25. La proportion de Québécois adultes ayant un excès de poids est alors passée de 31,8 % à 47,3 %. Mme Mongeau s'inquiète que cette limite soit encore abaissée, parce qu'en Chine, les problèmes liés au surpoids apparaissent plus tôt, à partir d'un IMC de 23.

La limite de poids insuffisant a elle aussi été abaissée, d'un IMC de 20 à 18,5. Résultat, la proportion d'adultes trop maigres est passée de 13,6 % à 2,8 %. Compte tenu des problèmes d'anorexie chez les jeunes femmes, ce changement inquiète Mme Mongeau. Les critiques de la lutte contre l'obésité ont fait leurs choux gras de la publication de deux études contradictoires par le Centers for Disease Control, l'agence de santé publique du gouvernement américain. La première, en 2004, affirmait que l'excès de poids causait 414 000 morts par année aux États-Unis, davantage que le cancer du poumon. La deuxième, parue l'an dernier, abaissait ce chiffre à 112 000, parce que des erreurs de calcul avaient été faites par la première étude.

L'accent sur l'obésité a dépassé largement ses effets négatifs sur la santé publique, affirme le politologue Eric Oliver dans Fat Politics.

«L'embonpoint a cessé d'être à la mode quand il est devenu associé à la pauvreté», affirme M. Oliver en entrevue téléphonique.

Le calcul de L'IMC

On calcule l'indice de masse corporelle en divisant le poids (en kilogrammes) par la taille au carré (en mètres). Le poids santé se situe entre 18,5 et 25, et l'obésité commence à 30. Ces limites ont été proposées par l'Organisation mondiale de la santé en 1995 et adoptées par Santé Canada en 2003.


6 mars 2006

Citation d'un article qui a paru il n'y a pas longtemps dans Le Devoir au

 

http://www.ledevoir.com/2006/02/14/102016.html?268

 

'' À trop manger et à ne pas bouger assez, les baby-boomers risquent de marquer une nouvelle fois l'histoire. Comment? En faisant chuter l'espérance de vie au pays dans les prochaines années, avec la plus grande insouciance, craint la Fondation des maladies du coeur du Canada (FMCC) au regard du bulletin de santé de cette tranche d'âge de la population.''

 

Voici un article qui nous relate maintenant que ce sont nos enfants qui constitueront la première génération qui aura une espérance de vie plus courte que celle de ses parents. Lequel des deux croire? On parle aussi d'épidémie mondiale, comme s'il s'agissait d'un virus ou d'un microbe. On compare même ceci à la peste.

On parle de conséquences en termes des coûts de ''santé publique''.

Pour finir avec le dernier paragraphe qui suggère d'éliminer la publicité destinée aux enfants, et qui nous laisse conclure que dans un avenir pas si lointain, on favorisera la coercision au lieu de l'éducation.

Cet article en est un des plus révélateurs sur le parallèle de la campagne anti-tabac avec celle de l'obésité. Il est de notre avis qu'il y a urgence à ce que le peuple prenne conscience vers quelle société nous nous dirigeons. Nous ne pouvons plus nous cacher derrière notre apathie collective et voir nos libertés s'éroder une à la fois sans réagir.

 

La proportion d'enfants obèses pourrait doubler en Europe et au Moyen-Orient d'ici 2010, selon une étude par Danica Kirka

Associated Press

LONDRES

http://www.cyberpresse.ca/article/20060305/CPACTUEL/603051021/5094/CPACTUEL03

La proportion d'enfants obèses ou en surpoids sévère va presque doubler en Europe et au Moyen-Orient d'ici 2010, selon une étude publiée lundi dans la "Revue internationale d'obésité pédiatrique".

"C'est la première génération qui aura une espérance de vie plus courte que celle de ses parents", a prédit le Dr Phillip Thomas, un chirurgien -sans lien avec l'étude-qui travaille auprès de patients obèses à Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre.

D'après la publication, environ 28% des enfants sont en surpoids en Amérique du Nord et du Sud, mais ils devraient être près de la moitié d'ici 2010. Dans les pays de l'Union européenne, si les tendances actuelles se poursuivent, la proportion d'enfants en surpoids devrait passer d'environ 25% actuellement à 38% en 2010.

"Nous avons vraiment une épidémie mondiale qui semble toucher la plupart des pays", s'est inquiété le Dr Philip James, président de l'équipe de recherche internationale sur l'obésité. Dans la revue, il signe un éditorial où il s'inquiète des répercussions de ce phénomène en terme de santé publique.

D'après les prévisions de l'étude, la proportion d'enfants en surpoids devrait beaucoup croître au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental. Le Mexique, le Chili, le Brésil et l'Egypte affichent des taux comparables aux pays complètement industrialisés, selon le Dr James.

La proportion d'enfants en surpoids augmente dans presque tous les pays où les données statistiques sont disponibles, selon les chercheurs, qui montrent du doigt la plus grande disponibilité des snacks salés et sucrés et des modes de vie plus sédentaires, entre autres facteurs.

D'après l'étude, la proportion d'enfants obèses ou en surpoids sévère va presque doubler en Europe et au Moyen-Orient d'ici la fin de la décennie. Dans le même temps, cette proportion va passer de moins de 10% à plus de 15% sur le continent américain.

Ce phénomène va avoir de graves conséquences en terme de santé publique, s'inquiète le Dr Phillip Thomas en rappelant que les enfants obèses restent souvent obèses une fois adultes. Ces personnes risquent de souffrir davantage de maladies, notamment cardiaques, que les personnes ayant un poids normal.

"C'est la première génération qui va avoir une espérance de vie plus courte que celle de ses parents", a avancé le Dr Thomas, inquiet de l'absence de réactions. "C'est comme si la ville était touchée par la peste et que ça n'intéressait personne".

Le Dr Brian McCrindle, professeur en pédiatrie à l'hôpital des enfants malades de Toronto, estime que des mesures s'imposent. "La vague d'attaques et de maladies cardiaques pourrait submerger totalement le système public de soins", a averti ce spécialiste de l'obésité enfantine.

Il suggère notamment d'interdire les publicités qui ciblent directement les enfants et vantent les aliments trop sucrés et trop gras. Selon lui, "ça ne suffit plus maintenant de dire au consommateur: il faut que vous changiez de comportement."


 

16 février 2006

Est-ce que la fin justifie les moyens? Si l'on se fie sur cet article, il semblerait que notre gouvernement croit que oui, surtout si cette fin l'avantage!

Extrait d'un article paru dans l'édition électronique de la Presse dont vous trouverez le texte intégral au:

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20060216/CPACTUALITES/60216154/5032/CPACTUALITES

 

UNE COALITION ACCUSE LOTO-QUÉBEC DE VÉHICULER DE FAUSSES INFORMATIONS

Le porte-parole de l'organisme, Alain Dubois, a notamment blâmé Loto-Québec de se servir d'une étude du chercheur Robert Ladouceur, de l'Université Laval, qui conclut que le nombre de joueurs compulsifs au Québec est en baisse. ....

EmJeu prétend que le Québec connaît au contraire une hausse significative des joueurs pathologiques, parce que Loto-Québec ne cesse d'augmenter son offre de jeu.....

Alain Dubois a soutenu que Loto-Québec a multiplié ses interventions dans les médias cette semaine dans le but évident de promouvoir son projet de déménagement du Casino de Montréal. ......


 

30 décembre 2005

Plusieurs législations sont basées sur le résultat des études des scientifiques qui arrivent à des conclusions parfois sans équivoque, parfois plus nébuleuses, parfois même insignifiantes, qu'une telle pratique ou qu'un tel produit va à l'encontre de l'intérêt public. Pourtant, comme l'article ci-bas suggère, plusieurs études sont biaisées soit par manque de temps, soit par la provenance du financement, soit par d'autres facteurs. C'est désolant que les législations qui affectent les libertés personnelles ne méritent pas une plus grande vigilance de la part des autorités.

http://www.ledevoir.com/2005/12/30/98705.html

 

La recherche est victime de la course aux publications

AFP

Édition du vendredi 30 décembre 2005

Paris -- L'histoire de la recherche a été parsemée de fraudes et autres impostures. Un phénomène probablement irréversible, les scientifiques étant soumis à une pression toujours plus grande pour publier des avancées majeures, sous peine de se voir couper leurs sources de financement.

«Publish or perish !» (publier ou mourir) : bien des carrières de scientifiques tiennent à la fréquence de leurs publications dans des revues prestigieuses, comme l'américaine Science ou la britannique Nature.

Toutes les grandes institutions de recherche, y compris celles à financement public, tiennent un décompte statistique des publications de leurs employés pour déterminer leur rang dans la communauté scientifique mondiale.

C'est dans Science que le chercheur sud-coréen Hwang Woo-suk a présenté les travaux sur le clonage humain qui auraient pu lui valoir un prix Nobel... Si leurs résultats ne s'étaient pas révélés largement falsifiés.

Dans les années 1990, Hendrick Schön, auteur de 16 articles parus dans des publications prestigieuses en l'espace de deux ans, paraissait parti pour révolutionner le domaine des matériaux supraconducteurs. Avant que ce chercheur des laboratoires américains Bell soit démasqué en tant que simple imposteur.

Plus tôt, en 1912, le paléontologue britannique Arthur Smith Woodward avait dévoilé à la communauté scientifique les restes du «premier Européen». «L'homme de Piltdown» était un faux, associant le crâne d'un homme moderne à la mâchoire d'un grand singe, probablement un orang-outang.

D'autres «causes célèbres» sont plus des controverses que des fraudes délibérées, comme la fusion nucléaire «froide» des Américains Stanley Pons et Martin Fleischmann que jamais d'autres équipes n'ont pu rééditer.

Jacques Benveniste, personnalité de la recherche médicale française, est mort persuadé d'avoir raison sur la «mémoire de l'eau» qui aurait donné une explication scientifique à l'homéopathie. Publiés à grand bruit par Nature en 1988, ses travaux ont été démolis par la même revue.

Une étude menée auprès de 3200 scientifiques américains et publiée en juin dans... Nature révélait que 0,3 % des chercheurs interrogés avaient délibérément truqué le résultat de leurs recherches au cours des trois années précédentes. La proportion montait jusqu'à 15,5 % (20,6 % pour les chercheurs en milieu de carrière) lorsqu'on leur demandait s'ils avaient modifié leur méthodologie «à la suite de pressions exercées par une source de financement».

«Nous sommes préoccupés par la perception qu'ont les scientifiques du processus de distribution des crédits», soulignaient les auteurs, en mettant en cause les mécanismes de la publication scientifique ainsi que de l'attribution des bourses et des postes de chercheurs.


 

 

 

16 décembre 2005

Est-ce qu'on se souvient comment que la campagne anti-tabac a créé (et continue à le faire) ouvertement des classes sociales? D'après les ingénieurs sociaux on n'arrête pas de nous répéter que les fumeurs appartiennent aux classes défavorisées et moins bien instruites. Le parallèle avec la campagne anti-obésité dans l'article suivant est flagrant.

http://sante.canoe.com/health_news_details.asp?news_id=1168&news_channel_id=0



Vivre dans un quartier moins privilégié augmente les risques d'obésité

Journal de Montréal



Par Sharon Lem



Une nouvelle étude révèle que la fréquence des cas d'obésité infantile serait intimement liée au quartier où habitent les enfants. Les chercheurs ont tenté de cerner si les caractéristiques socioéconomiques étaient reliées à l'obésité chez les enfants et les jeunes au Canada. L'étude a permis de constater que les risques qu'un enfant fasse l'objet d'un excédent de poids augmentaient s'il était domicilié dans un quartier moins privilégié.

«La majorité des études menées à propos de l'obésité infantile porte sur des facteurs déterminants individuels. Très peu prennent en compte les facteurs environnementaux tels que le taux de participation des enfants aux activités sportives dans les quartiers plus aisés et les parents qui ont les moyens d'offrir des activités organisées à leurs enfants», souligne l'auteure principale, Lisa Oliver, une étudiante au doctorat à l'université Simon Fraser en Colombie-Britannique.

Les classes socioéconomiques

Cette étude, à laquelle ont participé des jeunes de 5 à 17 ans, définissait la classe socio-économique d'un quartier en établissant la corrélation entre le taux de chômage, le revenu familial moyen et la population âgée de plus de 20 ans ayant complété des études postsecondaires.

La chercheuse a constaté que 24 % des enfants obèses habitaient dans les quartiers les plus privilégiés sur le plan socio-économique, par rapport à 35 % dans les quartiers de classe moins aisée.

Parmi les enfants de 5 à 11 ans dans tous les groupes étudiés, 33 % étaient affligés d'un surplus de poids, alors que c'était le cas de 24 % des adolescents de 11 à 17 ans.

«En ce qui a trait aux politiques de santé adoptées en vue de contrer l'obésité, cibler les quartiers où ces enfants vivent favoriserait une plus grande réussite», a conclu Mme Oliver. Cette étude a été publiée dans La Revue canadienne de santé publique.


 

mercredi, 30 novembre 2005

LA PRESSE

Actualités -, p. A14

Mercure, Philippe

 

LES PROPRIÉTAIRES DE BARS MANIFESTENT CONTRE LA LOI ANTITABAC. ILS PROPOSENT LA VENTILATION PLUTÔT QUE L'INTERDICTION

À partir du 31 mai prochain, les fumeurs québécois devront écraser leur cigarette avant d'entrer dans un bar. Une perspective qui inquiète les propriétaires des établissements, qui sont descendus dans la rue hier pour réclamer un compromis à la loi antitabac.

Voula Demopoulos est directrice des billards Le Skratch et présidente du Comité contre la loi 112 antitabac. Elle possède cinq succursales au Québec et deux en Ontario. Depuis que les lois antitabac sont en vigueur là-bas, elle dit avoir observé une baisse de clientèle de 30 % dans son établissement d'Ottawa. Dans celui d'Oshawa, elle a dû congédier 70 de ses 115 employés: la moitié de sa clientèle avait déserté l'endroit.

" Ce n'est pas demain que je vais laisser le gouvernement venir détruire mon commerce. On va se battre, on va trouver des solutions ", a-t-elle dit hier. Et la solution, pour ces propriétaires, c'est la ventilation. " On veut avoir le choix. Ou bien on déclare notre bar non-fumeur, ou bien on investit dans un système de ventilation. La qualité de l'air serait vérifiée par le gouvernement, et il n'y aurait plus de problème de fumée secondaire ", explique Peter Sergakis, tenancier de plusieurs établissements.

M. Sergakis a déjà déposé une requête devant la Cour supérieure pour faire invalider la loi 112, jugée " excessive et paternaliste ", selon les termes employés dans la demande.

Une solution non satisfaisante

Mais la solution de la ventilation ne satisfait pas Mario Bujold, du Conseil québécois sur le tabac et la santé. " La ventilation n'élimine pas les particules émises par la fumée de cigarette. Oui, l'odeur peut disparaître. Mais ça n'enlève pas les produits toxiques ", explique-t-il.

Pour plusieurs employés de bar venus protester hier, le combat contre la loi 112 en est aussi un de défense des libertés individuelles. " Ce n'est pas seulement parce qu'on veut sauver nos jobs. Les gens qui sortent ont 18 ans et ils savent ce qu'ils font ", a lancé Stéphanie, barmaid au Ocean Drive de Saint-Eustache et... non-fumeuse.

Selon la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec, la province compte plus de 7000 bars qui font travailler environ 85 000 personnes


 

23 novembre 2005

L'état nourrice se manifeste une fois de plus: Planche à neige

 

http://lcn.canoe.com/lcn/infos/national/archives/2005/11/20051123-213549.html

 

QUÉBEC SONGE À IMPOSER LE CASQUE AUX PLANCHISTES

Les amateurs de planche à neige pourraient être forcés d'adopter un nouveau look prochainement.

Le ministère du Loisir et du Sport songe à rendre le port du casque obligatoire dans les parcs aménagés pour leurs prouesses techniques. Les planchistes ne se blessent pas plus souvent que les skieurs, mais quand cela leur arrive, les dommages sont généralement plus sérieux. La nouvelle réglementation pourrait entrer en vigueur d'ici un an environ.


 

17 novembre 2005

Après avoir obtenu des résultats concluants à sa mission, MADD (Mother's Against Drunk Driving) milite maintenant pour des lois encore plus contraignantes telles que baisser le taux admissible d'alcoolémie. Voir l'article du Journal de Montréal çi-dessous. Cet organisme semble imiter la tendance des organismes anti-tabac - il n'y aura jamais de lois assez sévères pour les satisfaire.

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2005/11/20051117-053215.html

 

BIENTÔT IVRE À .05?

Jérôme Dussault

Le Journal de Montréal

Il faut bien peu d'alcool pour dépasser le .05 qu'on envisage imposer aux automobilistes.

C'est ce qu'une petite enquête maison du Journal a démontré hier. Pour illustrer davantage ce que signifierait la nouvelle limite évoquée par le groupe de travail chargé de se pencher sur la question, deux collègues de la salle de rédaction ont été conscrits pour se prêter à l'exercice.

Celui-ci consistait à leur faire ingurgiter de l'alcool jusqu'à ce qu'ils atteignent le .05 (50 mg d'alcool par 100 millilitres de sang).

Un journaliste de 230 livres et une secrétaire de 137 livres ont servi de cobayes. Et aucun n'a veillé bien tard.

Deux c'est trop

Après sa journée de travail, notre sujet féminin s'est permis deux Vodka Ice, breuvage très prisé de la gent féminine, en moins de 90 minutes.

C'était trop selon le résultat affiché par l'alcootest loué auprès d'une firme spécialisée. L'appareil, semblable à ceux utilisés par les corps policiers, avait une marge d'erreur inférieure à 5 pour cent.

Deux heures après avoir avalé sa première gorgée, notre secrétaire de rédaction présentait un taux de .073 (73 mg d'alcool par 100 ml de sang). Trente minutes plus tard, elle montrait encore .064.

En éliminant 15 mg d'alcool par heure, vitesse moyenne reconnue scientifiquement, elle a mis trois heures pour redescendre tout juste sous la barre du .05.

Compte tenu que ses Vodka affichaient sept pour cent d'alcool, on peut pratiquement dire que ce qu'elle a bu équivalait presque à trois consommations.

L'abstinence.

En fait, si la limite actuelle d'alcoolémie pour conduire appelle déjà à la modération, la réduire davantage mènerait certaines consommatrices à l'abstinence pure et simple. Avec une seule consommation, une femme de 45 kg (100 livres) atteint déjà un taux d'alcoolémie de .05 (50 mg d'alcool par 100 millilitres de sang) selon l'organisme Éduc'alcool.

Dans le cas de notre candidat masculin, il a dû boire quatre bières Molson Export en deux heures pour dépasser ce taux. Notre Alco-Sensor IV indiquait alors .052. Deux heures et demie après le début de la fête, le solide gaillard était précisément sur la limite de .05.


 

 

 

DEUX POINTS DE VUE : UNE PRATICIENNE ET UN THÉORICIEN

••• Celui de la praticienne :

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LES AFFAIRES

Actualité et analyse - opinion - samedi, 24 septembre 2005, p. 17

Demopoulos, Voula, directrice générale des établissements Le Skratch

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LA LOI SUR L'INTERDICTION DE FUMER EST DE TRÈS MAUVAIS AUGURE

Je suis une femme d'affaires qui possède plus de 10 ans d'expérience dans le service à la clientèle d'établissements où les gens peuvent danser, manger, boire et jouer. Je dirige Le Skratch, des établissements de divertissement qui depuis 12 ans font rouler des millions de billes sur nos tables garnies de tapis vert.

Le Skratch possède sept succursales : cinq au Québec et deux en Ontario. Le Skratch accueille en moyenne 5 000 clients par semaine et fait un chiffre d'affaires entre 1,3 et 2,1 M$ par année en moyenne par établissement.

Les profits ont chuté dramatiquement depuis l'entrée en vigueur de la loi sur le tabac en Ontario.

La loi sur l'interdiction de fumer au Québec est de mauvais augure pour un grand nombre de propriétaires de bars, de brasseries et de pubs au Québec. Préparez-vous à vous serrer la ceinture. Les fins de mois seront durs et des mises à pied de vos employés seront à prévoir. Le pire scénario est carrément la fermeture de votre établissement. Mes chiffres sont réels et très difficiles à digérer.

En Ontario, notre concept de divertissement a été lancé avec succès à Ottawa en 1998 et à Oshawa en 2001. Depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer en Ontario, il y a eu pour ces deux établissements une diminution spectaculaire de fréquentation de la clientèle, soit de 30 % pour Le Skratch d'Ottawa et de 50 % pour celui d'Oshawa.

À Oshawa, les pertes d'emplois ont été irréversibles. Alors qu'il employait 115 personnes, le propriétaire s'est retrouvé dans l'obligation de congédier plus de 70 employés permanents. Le Skratch d'Oshawa se retrouve aujourd'hui avec seulement une trentaine d'employés. La seule embauche a été justifiée par la nécessité d'augmenter la présence d'agents de sécurité dans notre établissement. Cinq agents de plus assurent que les gens ne fument pas dans les toilettes. Leur rôle est d'avertir les gens de ne pas fumer.

La taille et la force des muscles de nos agents permettent d'expulser les clients qui sont récalcitrants à la loi. On surnomme nos agents "la police de la cigarette", terme que certains préfèreront à celui de doorman !

Alors que Le Skratch a toujours été soucieux de servir sa clientèle dans une ambiance de fête, on se retrouve maintenant dans un lieu où sévit un climat d'insécurité et d'espionnage. Le Skratch s'est vu aussi imposer des avertissements pour deux clients qui avaient allumé une cigarette sur la terrasse alors que les toiles étaient partiellement fermées lors d'une journée de pluie.

Depuis l'interdiction de fumer en Ontario, notre clientèle constituée majoritairement de fumeurs (85 %) fréquente moins nos établissements. Mais ce n'est pas la loi qui les empêche de fumer. Elle ne fait que les inciter à rester chez eux et à inviter leurs amis à prendre une bière.

Les chiffres des ventes aux consommateurs fournis par les brasseries font état d'une hausse annuelle d'environ 2 % pour la période 2002-2004. Par contre, une baisse importante des ventes sur les lieux de consommation est enregistrée en Ontario où la loi est en vigueur depuis quelques années. Cette baisse se chiffre entre 5 et 6 % pour la période 2002-2004 [...]

Je connais mon métier et je suis convaincue que chaque propriétaire se doit de décider s'il veut ou non d'interdire de fumer. Je veux retrouver la terre d'accueil où la prohibition n'était pas de ce monde : un Québec où je peux respirer, fumer et m'amuser sans interdiction.

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••• Et celui du théoricien :

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LES AFFAIRES

OPINIONS - samedi 8 octobre 2005, p.25

Gauvin, Louis - coordonnateur, Coalition québécoise pour le contrôle du tabac

LA LOI SUR LE TABAC REPRÉSENTE UNE OCCASION DE FAIRE DE MEILLEURES AFFAIRES, AFFIRME UNE COALITION ANTI-TABAC

Dans le numéro du 24 septembre du journal LES AFFAIRES, Mme Voula Demopoulos (directrice générale des établissements Le Skratch) s'en prenait aux dispositions de la Loi sur le tabac qui feront des bars et restaurants des environnements sans fumée à partir de la fin du mois de mai.

Mme Demopoulos prétend que l'interdiction de fumer sera mauvaise pour les affaires des tenanciers de bars.

Premièrement, soulignons que le rôle de cette loi n'est pas de favoriser ou de défavoriser le commerce, mais bien de protéger la santé publique, ici la clientèle et les employés, des méfaits de la fumée du tabac. Une responsabilité qui ne peut relever, comme le prétend Mme Démopoulos, de l'initiative individuelle des tenanciers de bars. Il était plus que temps que le gouvernement du Québec passe à l'action en ce domaine.

D'ailleurs, les élus ne s'y sont pas trompés, pour dire que la santé de chacun doit primer sur les considérations commerciales : la Loi sur le tabac a été votée à l'unanimité par l'Assemblée nationale.

Devant cet état de fait, Mme Demopoulos et les autres tenanciers de bars ont le choix entre deux attitudes : soit s'accrocher à la situation actuelle et défendre le pseudo-droit de pouvoir empoisonner son prochain, comme elle le fait elle-même en contestant la loi, ou bien, voir dans cette interdiction de fumer l'occasion de ramener dans les bars une clientèle de nonfumeurs qui les fuit actuellement.

Les études et les expériences vécues ailleurs (Ottawa, New York, l'Irlande) nous révèlent que les interdictions de fumer dans les bars n'ont pas eu d'effets négatifs sur les chiffres d'affaires de ces établissements; s'il y en a eus, ils furent tout au plus financièrement de peu d'ampleur, transitoires et s'estompèrent à court terme.

Au lieu de s'accrocher à un bassin de clientèle limité, Mme Demopoulos devrait plutôt voir l'incroyable occasion qui lui est offerte d'attirer une toute nouvelle clientèle.

Le choix individuel des tenanciers de bars qu'elle invoque est plutôt de bien saisir l'occasion pour progresser et croître sans fumée au lieu de s'accrocher au passé et vouloir faire des profits même aux dépens de la santé de sa clientèle.

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•••LES COMMENTAIRES D'UNE DE NOS MEMBRES :

La loi interdisant le tabac, notamment dans les restaurants et bars de la ville d'Ottawa, est en vigueur depuis 2001. Il est donc étonnant que monsieur Gauvin indique que les effets négatifs sur le chiffre d'affaires de ces exploitants sont "transitoires et s'estompent à court terme".

Il suggère à madame Demopoulos de "saisir l'occasion qui lui est offerte d'attirer une toute nouvelle clientèle". Cette dame n'a manifestement pas permis l'usage du tabac dans ses établissements. Elle a donc "saisi l'occasion" ... mais la pratique lui démontre qu'une importante partie de sa clientèle a développé de nouvelles habitudes, soit de se rencontrer en privé en prenant une bière et en fumant une cigarette. Sa clientèle a ainsi saisi l'occasion d'économiser et de festoyer différemment.

Quant au "bassin de clientèle limité" auquel fait référence monsieur Gauvin quand il fait allusion aux fumeurs, il est amusant de noter qu'au printemps dernier, on nous parlait de 1,3M de fumeurs au Québec, alors que mes toutes récentes lectures font référence à 1,8M de fumeurs. Il n'y a quand même pas 500 000 nouveaux fumeurs au Québec depuis le printemps. Encore une fois, dérapage de statistiques ! En tout état de cause, comment l'industrie du divertissement du Québec peut-il se passer de 1,5M personnes ?

D'autre part, il est ici utile de noter que lorsqu'une entreprise se voit dans l'obligation de faire des mises à pied, comme a dû le faire madame Demopoulos, nous devons aussi faire face à des dommages collatéraux. En effet, un effet domino existe : ses fournisseurs devront aussi faire des mises à pied et ils ne vendent pas tous des produits du tabac.

Enfin, quand monsieur Gauvin indique que la Loi 112 a été adoptée à l'unanimité, il a théoriquement raison. Toutefois, il faut ici parler de l'unanimité des partis politiques formant le Gouvernement et non de l'unanimité des députés élus. En effet, l'examen du Journal des débats de l'Assemblée nationale du 16 juin 2005 nous permet de constater qu'un vote a dû être pris à 13 heures 30, quant à un autre projet de loi, et que 30 députés étaient absents, soit LE QUART DES DÉPUTÉS. À 13 heures 50, la loi 112 était déjà adoptée. Pourrait-on raisonnablement prétendre que certains députés ont préféré ne pas être présents lors de l'adoption de cette loi pour pouvoir éventuellement dire à leurs électeurs : "vous savez, moi je n'étais pas là, vous pouvez vérifier" ? Ou, peut-être, étaient-ils simplement ... partis fumer !

Ah oui, j'oubliais de réitérer que le plus grand problème, au Québec, n'est pas l'usage du tabac, mais LA PAUVRETÉ.

Marie-Desneiges


 

Surtaxer la malbouffe?

Nous vous invitons à constater par vous-même, que l'intrusion des gouvernemnts encouragés par l'OMS, se dirige vers l'obésité et notre liberté de prendre des décisions pour nous-même. Si la tendance se maintient, les obèses d'aujourd'hui seront les marginaux de demain! Une fois de plus les gouvernements outrepassent leur mandat et capitalisent au nom "de notre bien-être". Si leur souci est le bien-être des populations, pourquoi alors ne pas encourager les habitudes alimentaires saines avec de la sensibilisation, de l'information et en rendant l'alimentation saine plus abordable? Pourquoi ne pas subventionner les initiatives des fournisseurs de produits biologiques et sains au lieu de songer à taxer la malbouffe?

Pour votre lecture:

Sur les traces de l'Ontario, le gouvernement québécois travaille actuellement à élaborer une nouvelle politique alimentaire qui englobera plusieurs mesures. http://www.lebulletinregional.com/rubrique/sante/2005/sc16022005.html

L'OMS part en guerre contre l'obésité -- L'idée d'une taxe sur le junk food est dans l'air

http://www.ledevoir.com/2004/04/29/53348.html


 

 

2 juin 2005

UN MOMENT SOMBRE POUR LA LIBERTÉ:

(Tel que sité par Arminda Mota, vice-présidente de monchoix.ca) :

Au moment de croiser le ministre de la Santé et des Services sociaux qui sortait de la salle du Conseil législatif dans laquelle la commission tient ses audiences et ses consultations, la vice-présidente de Monchoix.ca a posé la question suivante à M. Couillard : "Sur quelle base pouvez-vous refuser le droit de parole à près 1,3 million de personnes?" Fort édifiante, la réponse du ministre a été : "Dès le moment que vous êtes sous l'effet d'une substance, vous n'avez plus de droits, Madame." Mme Mota exige du ministre qu'il s'excuse auprès des 6 000 membres de Monchoix.ca et des 1,3 million de fumeurs adultes du Québec qui "ne méritent pas une pareille gifle."

http://www.monchoix.ca/display_page.asp?page_id=356

Nos remarques:

Quelle sorte de société sommes-nous en train d'encourager lorsque nos élus réduisent les fumeurs à l'état de citoyens de deuxième classe sans droit de parole, sous le seul prétexte qu'ils fument? Aurons-nous bientôt le même raisonnement en ce qui concerne ceux qui seront sous l'effet de la caféine, l'alcool, les pilules anti-dépressives, la marijuana dont la tendance semble se diriger vers la normalisation?

Lien à un article de Cyberpresse du 20 août 2005 qui traite de l'obésité. Remarquez la photo qui accompagne l'article! Suivi d'une lettre qu'une de nos membres leur a fait parvenir:

http://www.cyberpresse.ca/actuel/article/article_complet.php?path=/actuel/article/20/1,4230,0,082005,1136998.php

Commentaires à votre article : ''Les Canadiens préoccupés par l'obésité''

La propagande contre la nouvelle cible des neo-fascistes, les obèses, va bon train et, est même en train de gagner du terrain sur le tabac. Il ne reste plus qu'à trouver (inventer) la façon qu'un obèse peut affecter son entourage pour surtaxer et proscrire des endroits publics certains aliments considérés malsains. On finira peut-être par démontrer que l'odeur des patates frites, déclenche à autrui, une dépendance à la friture. Le but serait noble si on n'envisageait pas de surtaxer la malbouffe. Rendre la nourriture saine plus abordable démontrerait davantage la bonne foi et bonnes intentions des bien pensants. La tendance à la stigmatisation d'un segment de la société une fois de plus avec des photos comme celle-ci, me fait drôlement penser à la propagande anti tabac qui montre une photo dégradante des fumeurs (dents jaunes et pourries, laideur). Si j'étais obèse, je me sentirais drôlement pointée du doigt avec une telle photo suggérant le modèle ''Barbie'' à droite comme ''in'' et rayonnant, comparé à la madame de gauche qui n'a même pas droit à une prise de son visage. Franchement la photo est superflue à l'article et n'a pas sa raison d'être. Avec des images comme celle-ci, comment attend-on éduquer la jeune femme contre l'anorexie et la boulimie? Il n'y a pas si longtemps, nous prêchions contre l'image de la femme ''Barbie'' car ce n'était pas réaliste et causait bien des traumatismes aux jeunes filles qui visaient d'atteindre cette image. Aurions-nous viré notre capot de bord afin de servir notre agenda de ''sur taxation''?


 

Une majorité de Québécois appuient l'installation de salons désignés fumeurs dans les établissements licenciés

MONTREAL, le 30 mai /CNW/ - Une majorité de Québécois adultes (53,7 %)sont en faveur de l'installation de salons désignés fumeurs, comportant des normes de protection pour les employés et les clients. Selon un sondage SOM, c'est le double de ceux qui refusent cette solution (25,2 %) et préfèrent bannir complètement le tabac dans les bars et les restaurants.

L'objectif de l'étude était de mesurer l'opinion des adultes québécois quant à l'usage du tabac dans les bars et les restaurants. Sur une échelle de 1 à 5, où 1 signifie qu'ils s'opposent fortement et 5, qu'ils appuient fortement, les Québécois se sont prononcés sur l'installation de salons désignés fumeurs. Au total, 53,7 % ont appuyé fortement ou appuyé cette solution en attribuant une note 4 (11,2 %) ou de 5 (42,5 %). Une partie des répondants 19,4 %, avait une position neutre avec une note de 3 et un total de 25,2 % avec des notes de 1 et 2, s'est prononcé en défaveur d'une telle alternative à l'élimination complète du tabac.

"Il est intéressant de noter, selon Jean Lefebvre, vice-président, affaires gouvernementales pour le Conseil des chaînes de restaurants du Québec (CCRQ), que ces résultats viennent corroborer les réponses des individus à larécente consultation du ministère de la Santé, où 50 % des 542 répondants ont également indiqué cette solution comme alternative souhaitable." "Il est clair que la population ne croit pas qu'on puisse complètement bannir le tabac et qu'il faut offrir une solution au secteur, de poursuivre M. Lefebvre. On ne peut rayer de la carte, demain matin, 1,2 million de fumeurs. Tout en comprenant la volonté du ministère de maintenir sa lutte au tabagisme, l'industrie, dont la mission est d'accueillir des clients qu'ils fument ou non, demande une solution équitable pour tous." Pour certains, dont la clientèle est majoritairement composée de familles ou dans les endroits où les gens ne passent que quelques minutes, bannir le tabac est une décision d'affaires, basée sur une analyse de leur clientèle. Pour d'autres, il en va autrement. Les pubs, resto-bars, bars sportifs, tavernes, cafés bistro et brasseries, etc., ont une clientèle qui les fréquente pour plusieurs heures pour assister à un événement ou socialiser. Il leur est difficile d'ignorer cette clientèle dont la proportion de fumeurs dépasse souvent la moyenne québécoise.

Il existe une solution qui permet de protéger clients et employés. D'autres provinces au Canada l'ont offert. Ces salons sont régis par des normes de construction et ventilation spécifiques et comportent des mesures afin de protéger les employés de la fumée secondaire. "Bannir le tabac complètement des établissements du secteur de l'hospitalité aurait des effets économiques dévastateurs sur l'industrie", de terminer M. Lefebvre.

Ces résultats ont été obtenus lors d'un sondage téléphonique mené par la maison SOM au mois de mars 2005 auprès de 1 005 répondants adultes au Québec pour le compte du CCRQ. Il comporte une marge d'erreur maximale de 4,0 %, 19 fois sur 20. Reflet de la situation au Québec 76 % des gens consultés étaient des non-fumeurs (jamais fumé ou ayant cessé).

Le Conseil des chaînes de restaurants du Québec (CCRQ) est une association regroupant les principales chaînes de restauration dans la province. Il s'agit d'une filiale de l'Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires (CRFA) qui existe depuis 61 ans et compte plus de 20 000 membres.

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Questions et résultats des sondages

Sondage SOM

Question : En utilisant une échelle de 5 points, où 1 signifie que vous

vous opposez fortement et 5, que vous appuyez fortement, jusqu'à quel point

appuieriez-vous l'installation de salons désignés fumeurs, comportant une

protection pour les clients et les employés.

1 (Opposé 2 3 4 5 (Appuie NSP

fortement) fortement)

18,8 % 6,4 % 19,4 % 11,2 % 42,5 % 1,6 %

Question : Laquelle des affirmations suivantes correspond le mieux à

votre comportement par rapport au tabac?

Non-fumeur A déjà fumé Fumeur Fumeur régulier

qui n'a jamais mais ne fume occasionnel

fumé plus

35,5 % 37,5 % 8,1 % 18,9 %

Source : Sondage réalisé par SOM, en mars 2005, pour le compte du Conseil

des chaînes de restaurants du Québec (CCRQ). L'échantillon était de 1 005

répondants québécois adultes et la marge d'erreur maximale de 4 %, 19 fois sur

20.

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Consultation publique menée par le ministère de la Santé en février 2005

A la question de permettre ou non les fumoirs, 542 individus ayant

participé à la consultation à titre de citoyens ont répondu :

Oui : 50 %

Non : 12 %

Ne se prononcent pas : 38 %

Source : Pour notre progrès vers un avenir sans tabac, Développement de

la législation québécoise contre le tabagisme, Rapport de consultation, Santé

et Services Sociaux, Québec, avril 2005.

CNW 09:00e 30-MAY-05

http://mesnouvelles.branchezvous.com/communiques/cnw/FOD/2005/05/200505300900CANADANWCANADAPF_

C4816.html