C . A . G . E .
Citoyens Anti Gouvernement Envahissant -- Citizens Against Government Encroachment
 

 

 

 

 

 

Les dirigeants de C.A.G.E. sont actifs sur la scène médiatique anglaise depuis longtemps.  Vous trouverez plus de détails dans la section anglophone au www.cagecanada.ca    Ils deviennent de plus en plus actifs dans les médias francophones également . 

 

 


 

15 juin 2007 - Iro Cyr en entrevue au 104,7 Outaouais

Entrevue / ligne ouverte


 

Iro Cyr, Vice-Présidente de C.A.G.E. fut l’invitée à Canal Vie dans le cadre de l’émission Jeux de société pour émettre son opinion sur le sujet : Santé :  responsabilité collective ou individuelle qui a été diffusée le 5, 6 et 11 février 2007.  Vous pouvez en lire plus long sur cette émission au : http://www.canalvie.com/grille/diffusion/1480041/


 

Le 29 mars 2006 Daniel Romano, fut interviewé par Gilles Proulx au journal du midi.  Malgré l'hostilité de M. Proulx, M. Romano a réussi placer 3 ou 4 phrases qui illustraient l'injustice de la loi 112 relativement à la responsabilité personnelle et aux libertés civiles, lorsque M. Proulx lui a donné une chance de parler.  Il est évident que M. Romano ne tenait pas le langage que M. Proulx aurait souhaité entendre!  M. Romano a brillé par son calme, sa bonne humeur et sa civilité durant cette entrevue marquée par l’agressivité.


 

Tel que paru dans http://www.barreau.qc.ca/journal/frameset.asp?article=/journal/vol37/no14/contestation.html

L’interdiction prochaine de fumer dans les bars

Les libertés individuelles seront au coeur de l’enjeu juridique qui vient de prendre place avec le dépôt, le 14 septembre, d’une requête présentée à la Cour supérieure du Québec visant à faire invalider la nouvelle loi sur le tabac, une législation qui supprime, notamment, la possibilité de fumer dans les bars du Québec.

Les plaignants principaux et les financiers de cette cause sont deux propriétaires d’établissements visés par la Loi, Mme Voula Demopoulos, de Laval, et M. Peter Sergakis, de Montréal. Sur la requête figurent à titre de compagnies les Placements Sergakis inc., propriété de M. Sergakis, et Les Billards Skratch, de Mme Demopoulos. C’est l’avocat Julius Grey, spécialiste en droit constitutionnel et un défenseur de plusieurs causes liées aux droits de la personne, qui les représente.

Mai prochain, la date redoutée

L’adoption à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 16 juin dernier de la Loi modifiant la Loi sur le tabac et d’autres dispositions législatives avait été précédée d’une commission parlementaire de quelques jours parrainée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard. En donnant leur aval au projet de loi du ministre, les députés ont inscrit le Québec dans la mouvance d’autres législations similaires adoptées par environ la moitié des provinces canadiennes, dont l’Ontario, et par sept États américains.

À compter du 31 mai 2006, il deviendra interdit de fumer dans les salles de bingo, les bars, les brasseries et les tavernes du Québec de même que dans plusieurs autres lieux publics fermés.

Devront également disparaître les aires réservées aux fumeurs dans des établissements comme les restaurants ou les centres commerciaux. Quant aux fumoirs en milieu de travail, ils seront eux aussi proscrits deux ans plus tard, en mai 2008.

Pour ce qui est de la vente de tabac, la nouvelle loi opère un tour de vis supplémentaire par une règlementation plus sévère.

Beaucoup à perdre

« C’est un début. La bataille commence », a indiqué Peter Sergakis lors de la conférence de presse organisée le 13 septembre pour annoncer le dépôt de la requête. Le combat risque effectivement d’être long et pourrait coûter cher. « On ne veut s’associer à aucune compagnie, a-t-il fait remarquer. C’est une bataille qu’on paie de notre poche. »

« Comme leader dans l’industrie, a renchéri Mme Voula Demopoulos, on a beaucoup à perdre. Par conséquent, on s’est dit qu’au lieu d’attendre que la Loi entre en vigueur, on doit prendre des actions dès maintenant. Il y a plusieurs propriétaires qui sont au courant et qui nous supportent. »

Les Billards Skratch possèdent cinq succursales au Québec et deux en Ontario. « Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer en Ontario, a mentionné Mme Demopoulos, il y a eu une diminution spectaculaire de fréquentation de la clientèle, soit de 30 % pour Le Skratch à Ottawa, et de 50 % pour celui d’Oshawa. » En Ontario, les profits de son entreprise ont chuté de façon importante, et on a dû procéder à plusieurs congédiements. Tout cela est de mauvais augure pour le Québec, a-t-elle prévenu.

Le socle juridique

Juste avant de déposer la requête d’une dizaine de pages, Me Grey a souligné ce qui constituera la pierre angulaire de son argumentation : « La liberté est au centre du débat. »

Le constitutionnaliste entend fonder sa démonstration sur certains articles enchâssés dans les deux Chartes des droits et libertés. Il invoquera ainsi l’article 7 de la Charte canadienne au sujet des principes de justice fondamentale ainsi que l’article premier de la Charte québécoise. Cette disposition stipule que tout être humain « a droit à la vie, ainsi qu’à la sûreté, à l’intégrité et à la liberté de sa personne ».

Il y aura lieu également, dévoile Me Grey, de citer, dans certains cas, l’argument de présomption d’innocence et de faire ressortir les endroits de la Loi qui briment la liberté d’expression.

Enfin, il faudra mettre en relief les dispositions de cette Loi qui violent les droits à l’égalité. « Donc, affirme l’avocat, il y a toute une panoplie de dispositions des deux Chartes qui nous semblent incompatibles avec la Loi telle que rédigée. » À son avis, la Loi contient suffisamment de dispositions illégales pour justifier qu’on l’invalide.

Trop loin pour rien

Julius Grey tient toutefois à préciser que la démarche amorcée ne doit pas être vue comme une attaque contre tout pouvoir de réglementer ou ayant pour objectif de décourager l’usage du tabac. « Cependant, poursuit-il, on veut arrêter la rectitude politique de notre pays qui fait en sorte que, quand une campagne commence, il n’y a pas de limite. » C’est en raison de ses « excès », souligne-t-il, que la loi sur le tabac s’avère non seulement néfaste pour les propriétaires de bars, mais également pour tous les individus concernés.

À ce chapitre, l’avocat énumère un certain nombre d’outrances qui, à ses yeux, sont contenues dans la nouvelle Loi : 1) les nouvelles dispositions privent désormais les gens de la possibilité légitime d’aménager dans un lieu un compartiment distinct et séparé pour fumer; 2) il devient impossible pour quelqu’un de louer un endroit destiné à offrir une réception privée où il serait permis aux invités de fumer.

Ces empêchements, avance-t-il, vont très loin. Finie l’association entre le plaisir que certains prennent à fumer tout en prenant un verre. En déterminant la façon dont les gens vont s’amuser, analyse le juriste, le législateur exerce « un certain contrôle mental ».

Ces excès, il les voit également dans le fait « que les employés seront responsables de façon pénale si quelqu’un fume dans leur établissement sans nécessairement pouvoir faire quoi que ce soit à ce sujet ». Dans la requête déposée, une quinzaine de points ciblent dans le détail les articles de la loi qui violeraient des droits reconnus.

Un débat qui reste à faire

Il s’agit, selon Julius Grey, d’une « Loi truffée d’excès, de rectitude politique; des gestes qui sont purement vexatoires pour les individus » en droit d’exercer un choix en ces matières. Pour cet avocat habitué à exposer ses vues sur la place publique, le débat reste à faire. Aussi considère-t-il l’action de ses clients comme « très importante pour toute la société », dans la mesure où elle pose des questions fondamentales sur la liberté, sur le droit légitime de faire des affaires, sur la vie quotidienne des citoyens, sur les limites de la réglementation et sur les exigences de la santé publique.

« J’ai bien l’impression, dit-il, qu’il y a probablement une majorité de Canadiens et de Québécois qui partagent nos doutes quant à la sagesse de ce genre d’intervention [gouvernementale] dans la vie quotidienne. » Ils sont prêts, pense-t-il, à dire que cela va trop loin. « Il est temps, laisse-t-il tomber, d’arrêter de sacrifier toujours la liberté pour d’autres buts. »

Jusqu’en Cour suprême

Renaud Poulin, président de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec , espère que cette affaire permettra de rouvrir « la communication qui a été coupée par le ministre Couillard ». Son organisme appuie la démarche des plaignants. M. Poulin estime qu’il devient nécessaire de passer à l’étape juridique après le résultat de la commission parlementaire qu’il qualifie de « bidon ». La Corporation des propriétaires de bars calcule qu’une fois entrée en vigueur, la Loi pourrait provoquer une baisse de fréquentation de la clientèle de l’ordre de 18 à 24 %.

« La Loi 112 est un exemple d’une loi envahissante que le gouvernement nous impose sans nécessité », déclare, pour sa part, Daniel Romano, président de C.A.G.E. (Citoyens anti-gouvernement envahissant). Son organisme apporte lui aussi son soutien aux requérants.

La cause Demopoulos-Sergakis pourrait bien un jour, prévoit M. Romano, se retrouver devant le plus haut tribunal du pays. « C’est pour ça, soutient-il, qu’ils ont engagé l’un des meilleurs avocats du pays. C’est quelqu’un qui est apte à conduire cela jusqu’en Cour suprême. » Il faut se réjouir, estime-t-il, de voir des citoyens comme les initiateurs de la requête se lancer dans un combat qui, au bout du compte, profitera à tous. Espérons, conclut M. Romano, que le Québec puisse ouvrir la voie dans ce domaine.


Suite à la publication de l’article de M. David Romano ‘’Le Québec doit-il imiter l’Ontario?’’, M. Daniel Romano qui rappelons-le est non-fumeur, a passé en entrevue au 98,5 FM. Il fut admirable malgré qu'il devait s'exprimer dans une langue qui n'est pas sa langue maternelle. Plusieurs bons points ont été soulevés et ont trouvé une oreille attentive auprès de son interlocuteur ainsi que l'auditoire en général et comme résultat un bon nombre de personnes ont démontré un intérêt à CAGE suite à cette entrevue.

M. Romano a commencé par décrire la philosophie de CAGE qui en est une de la promotion de la joie de vivre versus une vie de privation de toutes sortes de plaisirs, qui en fin de compte ne garantit pas nécessairement une vie plus longue. Dans le cas du tabagisme les autorités médicales estiment une moyenne de 5 ans de plus entre la vie d'un non-fumeur et celle d'un fumeur sans que cela soit une garantie sans exception, car il y a des non-fumeurs qui connaissent une mort prématurée, comme il y a des fumeurs qui connaissent une longue vieillesse. Il a aussi dénoncé le gaspillage des fonds publiques tel qu'un budget de 30 millions de dollars en propagande anti-tabac, chiffre avancé par le gouvernement même, et ce sans compter toutes les subventions qui vont vers les organismes "à but non lucratif" qui militent contre le tabac. Pendant ce temps là notre système de santé est en difficulté! Mais bien entendu, le tabagisme étant rendu un tabou sociétal, il est beaucoup plus facile de s'attaquer à une cause si peu populaire auprès du public, que de s'attaquer aux vrais problèmes de santé auxquels nos hôpitaux font face.

Il a fait également la triste constatation que le gouvernement remplace le rôle que l'église jouait jadis dans la vie privée, voir celle de dicter les valeurs aux individus. Cependant comme il a si bien illustré, avec l'église nous avions toujours le choix de nous soustraire à ses règles et contraintes, contrairement au gouvernement qui nous sert des amendes salées lorsque nous enfreignons ses lois et législations.

L'entrevue de M. Romano a été précédée par une entrevue avec M. Luc Martial (non-fumeur) expert en contrôle de tabac, qui a fait le point sur comment que le Journal de Montréal déforme les faits qui entourent les nouvelles cigarettes aux herbes, en n'hésitant pas de qualifier ce journal du ‘’pire’’ en ce qui a trait aux faits mal rapportés. Il a aussi expliqué pourquoi qu'il ne travaillait plus pour Santé Canada, soit, à cause des politiques absurdes qu'ils adoptent basées sur des faits biaisés, qui lui causaient un malaise certain dans son intégrité. Il déplore aussi que les législations sur la santé sont adoptées sans même que les intéressés soient consultés et ce, délibérément.

Bravo à M. Romano et à M. Martial pour leur courage de défier "la rectitude politique" et contribuer à faire la lumière sur toutes les absurdités et incohérences qui entourent la problématique du tabac!


Journal le Devoir édition 21 juillet 2005

Article par David Romano

Le Québec doit-il imiter l'Ontario?

«Le cours naturel de la situation avance trop lentement. Je pense qu'il faut suivre l'exemple de nos voisins en Ontario», m'a-t-il dit. C'était en janvier dernier, alors que je discutais avec le ministre de la Santé Philippe Couillard sur la nouvelle loi antitabac. Ma question était: «La moitié des cafés au Québec ne sont-ils pas déjà à 100 % "non fumeur"? Pourquoi une loi comme celle que vous proposez est-elle nécessaire, lorsque la situation change naturellement?»


À la suite d'autres déclarations émises par le ministre Couillard depuis cette conversation, je suis en effet convaincu qu'il se réfère à l'Ontario pour adopter sa voie. En mai dernier, il a émis une déclaration complètement absurde qu'il a copiée sur les activistes antitabac de l'Ontario, lesquels répètent souvent : «Ça prendrait une tornade pour ventiler efficacement un bar ou un restaurant enfumé.» Vraiment ? Si cela était vrai, comment se fait-il que l'on soit en mesure de ventiler adéquatement les puits miniers creusés à plus d'un kilomètre sous terre ou encore les stationnements de garages souterrains ? Il est troublant de constater qu'aucun média français ou anglais n'ait jugé nécessaire de questionner le ministre concernant cette déclaration ridicule.

Souhaitons-nous vraiment que le Québec devienne une copie conforme de l'Ontario ? Bien que les Ontariens soient des gens agréables, le rôle du gouvernement dans leurs vies ne l'est pas. En fait, le gouvernement provincial de l'Ontario semble croire que les Ontariens sont des moutons à qui l'on ne peut faire confiance pour réfléchir et faire leurs propres choix. Je ne peux penser à d'autres justifications aux nombreuses lois visant à contrôler la vie et le comportement des gens en Ontario. Par exemple, pour m'adonner à l'un de mes passe-temps favoris, je pourrais écoper de deux contraventions en Ontario : une pour m'être promené en vélo sans casque de sécurité, et l'autre pour avoir pique-niqué avec une amie dans un parc avec un goûter et une bouteille de vin. Ceci est illégal en Ontario puisque le port du casque de sécurité est obligatoire et qu'il est défendu de consommer du vin en pique-nique. Même lors des concerts en plein air, il est défendu aux Ontariens de consommer de la bière à moins qu'ils ne le fassent dans un endroit spécial, un «beer garden» séparé et éloigné de la scène. Il n'est pas étonnant que plusieurs Ontariens préfèrent venir au Québec lors des Fêtes de fin d'année et autres congés puisque leur propre gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir pour les empêcher de relaxer et de s'amuser.

Et voilà que, maintenant, le ministre Couillard veut imiter la croisade antitabac de l'Ontario. Qu'importe l'opinion que nous avons de ceux qui fument, les Québécois, amoureux de liberté, devraient s'opposer à cette approche. Si nous acceptons, de la part du gouvernement, les contraintes qui visent à nous protéger de nous-mêmes, il n'y aura plus de fin. Davantage de restrictions sur l'alcool, une taxe sur la malbouffe, le port obligatoire du casque de sécurité pour tous, des directives spéciales sur la façon d'élever nos enfants, le tout financé à même nos taxes déjà très élevées et, évidemment, à l'encontre de notre volonté (autrement, pourquoi instituer des lois d'interdiction ?).

Déployer des efforts vers «un avenir sans fumée» n'est même pas un objectif légitime du gouvernement, car il va de soi que beaucoup de gens prennent plaisir à fumer leurs cigares, leurs pipes ou leurs cigarettes. Comment est-ce que les Jean-Paul Sartre, Winston Churchill et René Lévesque de ce monde auraient qualifié un tel but ? Un de mes amis m'a dit récemment : «Si le gouvernement veut imposer les préférences d'un groupe de personnes à toute la population, je pense qu'il devrait être défendu pour les hommes de dénuder leurs poitrines en public, alors qu'on devrait obliger les femmes à le faire.» Un objectif plus légitime du gouvernement serait d'aider tous ceux qui veulent cesser de fumer jusqu'à ce qu'ils puissent s'arrêter, mais sans continuellement harceler les gens jusqu'à ce qu'ils se sentent forcés d'arrêter (une campagne de «dénormalisation» payée à même leurs taxes).

Pensez-vous que le fardeau financier qui pèse sur le système de la santé à cause, théoriquement, des maladies relatives à la cigarette justifie le harcèlement et la contrainte ? Cette façon de penser nous conduit aveuglément dans un labyrinthe de jugements mesquins et de chamailleries afin de savoir qui coûte le plus cher à la société. Une voie pourrie, indigne de notre grand héritage et de notre société (et puisque nous débattons ce sujet, beaucoup d'économistes ont souligné que les fumeurs subventionnent le système avec la surtaxation de la cigarette et l'épargne résultant d'un décès prématuré avant la retraite). Lorsque nous avons adopté le système universel de soins de santé, j'ose espérer que nous n'avons pas dédié nos corps à la «collectivité». La «santé publique» ne devrait jamais servir à justifier la contrainte et le harcèlement des gens au gré des caprices de bureaucrates, de professionnels de la santé, de politiciens et de groupes en croisade. Le terme «santé publique» devrait plutôt désigner ce qu'il était originalement destiné à signifier : des critère élevés afin de garantir une eau potable pure et saine, les vaccinations, l'inspection des aliments sans danger de contamination, le contrôle de la pollution et plusieurs autres enjeux qui ne s'encadrent pas (sic) avec le choix individuel.

Nous tous, le clergé de la santé y compris, avons fait des choix qui peuvent contribuer à détériorer notre santé, et qui peuvent affecter les coûts du «système». Conduire la voiture pour se rendre au travail au lieu d'utiliser le vélo, acheter une automobile à haute consommation d'essence, regarder la télévision allongé sur le sofa au lieu de s'adonner à des activités physiques, utiliser l'ascenseur, mal s'alimenter, pratiquer des sports à haut risque, fumer, boire, ne pas se réchauffer avant de faire de l'exercice, pratiquer la promiscuité sexuelle sans protection... et la liste s'allonge. M. Couillard et ses amis veulent s'immiscer dans nos vies personnelles et nous forcer à calculer le coût de chacun de nos comportements, nous culpabiliser et imposer des lois contraignantes à ceux qu'ils considèrent comme «coupables», en deux mots, nous engager sur la route qui mène vers l'enfer -- avec «des bonnes intentions», naturellement.

Alors, nous proposons une idée novatrice à M. Couillard : laissez aux Québécois le choix du bar, du restaurant et du café dans lequel ils désirent relaxer ou travailler. Il y a de plus en plus d'établissements pour non-fumeurs qui s'ouvrent au public tous les jours, d'une façon naturelle. Le cours de la nature n'est pas trop lent, il évolue précisément à la vitesse souhaitée par la majorité de la population.

Concernant la campagne antitabac, les anciennes mesures semblent avoir porté fruits : depuis que nous avons commencé, dans les années 1970, à prévenir activement la population des risques sur la santé reliés à l'usage du tabac, le nombre de fumeurs a sensiblement diminué. Aussi, malgré les exagérations paranoïaques des militants de la santé, nous vivons plus longtemps qu'avant et en meilleure santé.

Alors, M. Couillard, si vous désirez copier quelque chose sur l'Ontario, veuillez limiter vos interventions à la réparation des nids de poule (quelquefois des cratères en puissance) dans nos rues. J'ai presque risqué ma vie à cause de l'un d'eux hier et j'étais très loin d'une cigarette.